Dernière mise à jour 19 mars

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Mise en ligne 25 octobre

Exposition « Rêveries de pierres : Poésie et minéraux de Roger Caillois »

06.11.2025 — 29.03.2026

L’École des Arts Joailliers Hôtel de Mercy-Argenteau, 16 bis, boulevard Montmartre  75009 Paris


L’École des Arts Joailliers, en partenariat avec le Muséum national d’histoire naturelle, présente à partir du 6 novembre 2025 une rétrospective dédiée à la collection du grand écrivain français du XXe siècle Roger Caillois.

Porté par une insatiable curiosité, doté d’une rigueur scientifique et d’une imagination foisonnante, Roger Caillois a collectionné les pierres avec passion et érudition pendant plus de vingt-cinq ans. L'ensemble constitué est en grande partie conservé au Muséum national d’histoire naturelle grâce, notamment, au mécénat de L’École des Arts Joailliers. Il regroupe plus d’un millier de minéraux. 

Sa passion a donné naissance à une écriture d’une poésie rare : dès 1959, il publie des essais inspirés par sa collection de « pierres à images », dont L’Écriture des pierres, son ouvrage le plus célèbre, paru en 1970. Il est élu à l’Académie française l’année suivante.

L’exposition « Rêveries de pierres : Poésie et minéraux de Roger Caillois » plonge dans cette relation intime de l’écrivain au monde minéral. À travers près de 200 spécimens issus de sa collection, dont de nombreuses pièces sont montrées pour la première fois, le parcours révèle la richesse de la pensée de Roger Caillois en faisant dialoguer les pierres et ses écrits.

Mise en ligne 18 janvier

De l’acier au papier. Regards sur le timbre gravé.

07 novembre 2025, 11:00 - 12 octobre 2026, 18:00

Musée de La Poste 34 Boulevard de Vaugirard 75015 Paris


Pendant plusieurs mois, la photographe Sophie Brändström a saisi dans leur quotidien professionnel ceux qui font vivre le timbre gravé en taille-douce : illustrateurs, graveurs, imprimeurs et collectionneurs. Cette exposition vous propose de partir à leur rencontre à travers un parcours photographique et philatélique d’une exceptionnelle richesse.

  • 07 novembre 2025, 11:00 - 12 octobre 2026, 18:00

 Tous publics

 Inclus dans le billet d'entrée au musée

Comment rendre visible un geste d’exception ? L’exposition photographique De l’acier au papier. Regards sur le timbre gravé propose une réponse sensible et inédite.

Le Musée de La Poste met en lumière l’art minutieux du timbre gravé en taille-douce, un savoir-faire rare – pratiqué seulement en France, Tchéquie et Chine – inscrit à l’inventaire français du patrimoine culturel immatériel.

Confiée à la photographe Sophie Brändström, membre de l’agence Signatures, cette enquête visuelle explore les gestes qui donnent naissance aux timbres-poste gravés, et rend hommage à celles et ceux qui assurent la pérennité de cet artisanat d’excellence : graveurs, imprimeurs, collectionneurs… C’est tout un écosystème philatélique qui est ici célébré.

Mise en ligne 26 novembre

Hugo décorateur

13 nov. 2025 au 26 avr. 2026


La Maison de Victor Hugo est la seule institution à pouvoir témoigner, par ses collections, de ce domaine de la créativité hugolienne : la décoration. C’est la part la moins connue de son œuvre mais dont on observe la fascination qu’elle suscite chaque fois qu’on l’évoque, disparus ou impossibles à déplaçables sont autant de difficultés.
Cette exposition sur les deux étages du musée, tentera de rendre sensible et de documenter la méthode et l’esprit de Victor Hugo, décorateur.

Le parcours de l'exposition

La salle d’introduction propose « d’entrer dans le sujet » par la sensibilité avec des dessins de Victor Hugo où il met en scène ses propres décors ou bien reproduit des objets décoratifs qui semblent avoir arrêté son imaginaire.

« Les décors perdus »  

Peu d’éléments subsistent sur le décor des appartements parisiens de Victor Hugo, avant l’exil : quelques objets, un seul dessin, l’arrière-plan de certaines peintures et des témoignages écrits. Le plus spectaculaire est la « bannière ottomane » qui ornait le grand salon de la Place Royale. Ceux-ci permettront cependant une évocation de ces décors.

Paris Guernesey : « Juliette » 

Le goût des chinoiseries et des porcelaines, des bibelots et de la décoration a joué un rôle important dans la passion de Victor Hugo et de Juliette Drouet. Les témoignages sont nombreux et divers de cette complicité qui culmine avec les décors réalisés par Victor Hugo pour les deux maisons habitées par Juliette Drouet à Guernesey, visible au deuxième étage du musée. 

Les échanges familiaux

Le décor est le lieu de la vie familiale ; il en est aussi l’expression. Des échanges en accompagnent la création : Victor Hugo offre coffres ou cadres peints aux siens, Mme Hugo façonne des cadres recouverts de velours, Charles y met la main ou chine des objets pour son père. Charles est aussi l’auteur du premier livre présentant Hauteville House qui devait être illustré à partir des photographies d’Edmond Bacot. Dans un précieux exemplaire le bibliophile Louis Barthou avait relié des dessins de Victor Hugo, recherche pour ses décors qui nous font entrer dans sa création.

« Hauteville House »

Pour évoquer Hauteville House, on proposera aux visiteurs la visite virtuelle de Hauteville House à 360°.

« La tour du Nord »

Après que les membres de la famille aient quitté Hauteville House, Victor Hugo condamna la salle de billard qui était le lieu emblématique de la vie familiale. Cette pièce devint une réserve dans laquelle le poète remisait les objets qu’il ne cessait d’acheter, en inlassable amateur, peut-être dans l’attente d’un éventuel, mais improbable, usage. À cette image, on se propose de donner une sorte de réserve ouverte de l’imaginaire décoratif de Victor Hugo, à travers ces objets flottants de Hauteville House, accumulés par le poète sans destination précise.

Dans l'appartement

L’intégration de l’appartement dans le parcours de l’exposition se justifie par les trois ensembles décoratifs qui s’y trouvent : le « salon chinois », la « salle à manger », la « chambre mortuaire ».

Souvenirs parisiens

Le salon rouge conserve plusieurs meubles qui faisaient partie du décors de l’appartement original place Royale.

Hauteville II, les panneaux peints

Le « salon chinois » est la pièce la plus spectaculaire du musée. Elle réunit les panneaux gravés et peints par Victor Hugo pour Hauteville II, la maison de Juliette Drouet à Guernesey, des céramiques et quelques meubles. L’ensemble était réparti dans plusieurs pièces de la maison de Juliette. Ils furent réinstallés au musée pour sa création, dans des disposition ne correspondant pas à celles d’origine, parfois même en coupant certains panneaux. C’est donc du faux fait avec du vrai. 

Hauteville II, les meubles

Cette salle qui, comme la précédente sera complétée par la présentation de documents expliquant la façon dont Victor Hugo conçevait les meubles qu’il faisait réaliser par ses menuisiers.

Fascination

Le petit cabinet sera utilisé pour un accrochage de photographie des collections montrant la fascination qu’exerce Hauteville House sur des artistes contemporains

La chambre mortuaire

Cette salle constitue le troisième point fort de l’appartement avec le mobilier de la chambre dans laquelle Victor Hugo est mort. 

 

Pour consulter le dossier de presse

Mise en ligne 11 février

Exposition : Du terrain au texte. Publier l’ethnologie et ses images

Du 14 novembre 2025 au 27 mars 2026


Observer, écouter, noter. Marcher aux côtés de l’autre pour mieux le comprendre. Le travail d'un ethnologue commence toujours par le terrain. Mais comment faire trace ? Comment rendre compte de ce qui a été vu, entendu, vécu ?

L’exposition Du terrain au texte. Publier l’ethnologie et ses images invite à découvrir deux collections publiées par le Laboratoire d’anthropologie sociale (LAS) du Collège de France : les Cahiers d’anthropologie sociale (éditions de L’Herne) et la collection Ethnologiques (éditions Mimésis), toutes deux dirigées par Philippe Descola. Les deux commissaires, Monique Jeudy-Ballini et Salvatore D’Onofrio, ethnologues et membres du LAS, proposent une traversée au cœur des travaux de leurs collègues à partir d’une sélection d’images, d’objets et de témoignages.

Les collections exposées ici ont chacune leur spécificité : les Cahiers accueillent les réflexions collectives issues des journées d’étude du laboratoire et portant sur de grandes questions contemporaines, tandis qu'Ethnologiques publie des monographies issues d'enquêtes de terrain.

Autour de figures majeures du LAS, Claude Lévi-Strauss (1908-2009), Françoise Héritier (1933-2017) et Philippe Descola (né en 1949), l'exposition montre les différentes facettes du métier d'ethnologue :

  • les carnets de terrain où se notent les observations du quotidien,
  • les images associées aux différents volumes et révélant toute la diversité des lieux et des cultures étudiés,
  • et les objets collectés sur place par échange, cadeaux ou achats et dont l’importance tient aux gestes, aux valeurs et à la fonction symbolique qu’ils matérialisent. Ceux présentés dans cette exposition sont en lien avec les diverses thématiques anthropologiques dont traitent les Cahiers d’anthropologie sociale et la collection Ethnologiques.


Mise en ligne 5 décembre

ZADKINE ART DÉCO

15 nov. 2025 — 12 avr. 2026


En 2025, le musée Zadkine célèbre les cent ans de l’Art déco en mettant en lumière les liens qu’a noués le sculpteur Ossip Zadkine avec les arts décoratifs dans les années 1920-1930. À travers plus de 90 œuvres – des sculptures, mais également des objets et du mobilier – l’exposition évoque, pour la première fois, les relations que Zadkine entretenait avec certains grands décorateurs de la période Art déco, tels Eileen Gray ou Marc du Plantier. Elle met aussi en évidence la parenté d’inspiration qui unit leurs créations.

Grâce à de nombreux prêts – provenant tant de collections privées que d’institutions prestigieuses, comme le musée des Beaux-Arts d’Anvers, la manufacture de Sèvres, le Mobilier national ou le musée des Années 30 à Boulogne – l’exposition permet de mesurer l’étendue du talent de Zadkine, artiste complet, passionné par la beauté et la variété des matières.
 



Celui qui entendait se comporter « comme un ébéniste des XIIIe et XIVe siècles qui se fiait toujours à son instinct », comme il l’écrit dans ses mémoires, garde un intérêt constant pour les savoir-faire empruntés à l’artisanat. Au début des années 1920, lorsque Zadkine, revenu du cubisme, cherche une voie nouvelle, il expérimente différentes techniques : il colore, dore et laque ses sculptures, donnant naissance à certains de ses chefs-d’œuvre comme l’Oiseau d’or, un plâtre doré à la feuille, ou le Torse d’hermaphrodite, laqué avec la collaboration du décorateur André Groult. C’est cependant sa maîtrise de la taille-directe qui lui vaut d’être sollicité pour l’Exposition internationale des arts décoratifs en 1925. Aux côtés de sculpteurs comme Pompon ou les frères Martel, il participe au décor de la Pergola de la Douce France, un monumental édifice érigé sur l’esplanade des Invalides et qui entend remettre au goût du jour la technique ancestrale de la taille directe de la pierre, perçue comme plus authentique que le modelage.

L’exposition, conçue en cinq sections, explore dans un premier temps le « tournant décoratif » qui s’opère chez Zadkine dans les années 1920, moment où le sculpteur se passionne pour la couleur en sculpture et expérimente des techniques comme la dorure et la laque. 
Une deuxième section met en avant les sculptures de Zadkine conçues pour l’architecture : Zadkine collabore en effet à plusieurs reprises avec des architectes pour décorer des monuments, à Paris comme à Bruxelles.
Les sections trois et quatre sont consacrées aux expositions de 1925 et 1937, auxquelles Zadkine a contribué.
 En cette année du centenaire, l’accent est mis sur l’Exposition de 1925 et sur la Pergola de la Douce France, l’un des rares monuments de 1925 encore conservés. Évoquée au musée Zadkine par le biais d’une maquette, d’esquisses et de documents, la Pergola est en effet remontée en 1935 à Étampes où il est toujours possible de l’admirer aujourd’hui.
L’exposition se clôt avec l’évocation de trois décorateurs dont Zadkine était proche : Eileen Gray, Marc du Plantier et André Groult.
 Dans l’ancien atelier du sculpteur, mobiliers et objets dialoguent ainsi avec des œuvres de Zadkine, présentées à la façon dont elles s’intégraient dans les intérieurs Art déco conçus par les créateurs renommés qui avaient su reconnaître son talent. 

Mise en ligne 11 décembre

Momies

Du 19 novembre 2025 au 25 mai 2026


Par leur simple évocation, les « momies » ravivent tout un imaginaire qui ramène à l’Égypte antique. Pourtant, la momification dépasse largement ce cadre spatio-temporel. Cette nouvelle exposition propose d’explorer l’histoire de quelques individus momifiés, de découvrir l’importance et la diversité de cette pratique à travers le monde, et d’interroger ses processus de patrimonialisation.

Intrigantes, fascinantes, parfois terrifiantes, les « momies » inspirent un grand nombre d’œuvres et de récits. On les retrouve dans les films, séries, livres et bandes dessinées, où elles sont enfouies dans des tombeaux, dissimulées dans des sarcophages dorés, le corps couvert de bandelettes usées. Cette popularité a participé à forger un archétype de « la momie » qui les fige dans l’espace et dans le temps car, le plus souvent, ces images qui nous viennent à l’esprit renvoient à l’Égypte antique.

Pourtant,
la momification est une pratique qui remonte à plus loin ! Les plus anciens corps momifiés connus à ce jour datent de 9 000 ans et appartiennent à la culture des Chinchorros. Découverts sur un territoire situé entre le Pérou et le Chili actuels, ils sont une preuve que cette pratique existe à différents endroits de la planète.

En témoignent également l’enfant momifié retrouvé en 1756 aux Martres-d'Artières, en plein cœur de la campagne auvergnate ; la jeune reine de culture guanche provenant des îles Canaries ou encore la « momie Chachapoya » des Andes péruviennes qui a été exposée au musée d’Ethnographie du Trocadéro dès 1878 et a inspiré le peintre Edvard Munch pour son célèbre tableau intitulé Le Cri.

Depuis les temps anciens,
la momification perdure et ce jusqu’à aujourd’hui, où elle est encore pratiquée dans de nombreuses sociétés.

À la rencontre des « momies »

L’exposition vous propose d’aller à la rencontre de personnes qui ont été intentionnellement momifiées, que ce soit en Amérique du sud, en Égypte, en France ou ailleurs, car si la momification naturelle existe, la majorité des personnes retrouvées momifiées l’ont décidé. Elle interroge aussi la place que ces individus occupent au sein de leur société, avant et après leur momification.

Alors que le corps est naturellement voué à disparaître, l’exposition vous invite à explorer les raisons qui ont poussé tant de cultures à opter pour l’une des pratiques les plus poussées en termes de préservation du corps.
 

Techniques et rites de momification

Présentés allongés, assis ou accroupis, le corps dénudé, habillé ou couvert de bandelettes, ces témoins du passé, dont l’apparence s’éloigne des clichés habituels, nous transmettent des indices sur la manière dont leur corps a été transformé pour pouvoir traverser les âges.

Ce processus très codifié fait appel à des spécialistes du funéraire et s’accompagne d’un certain nombre de rites. À travers quelques objets emblématiques, notamment du mobilier funéraire, des illustrations et des dispositifs pédagogiques, l’exposition vous fait découvrir une grande variété de techniques et rites de momification.
 

De l’Égyptomanie aux enjeux de conservation des restes humains

À travers des archives inédites, l’exposition revient sur l’essor de l’archéologie et la création des musées dans son sillage. En effet, au XIXe siècle, l’archéologie est en vogue et les fouilles sont menées avec frénésie par les puissances coloniales. Ainsi, de nombreux corps momifiés intègrent les collections des musées occidentaux et attisent la curiosité du public, en particulier lors d’événements populaires et médiatisés.

Aujourd’hui, la démarche a évolué : les musées mènent des enquêtes de provenance et s’interrogent sur la trajectoire de ces défunts. Cette exposition est l’occasion de montrer les réflexions éthiques qui sont menées, notamment au Muséum, autour des enjeux de conservation et de présentation.
 

Des recherches scientifiques pluridisciplinaires

Enfin, l’étude scientifique des défunts momifiés fournit des réponses inédites sur les vies passées. Qui étaient-ils ? Quel était leur mode de vie ? À quoi pouvaient-ils bien ressembler ? Quel était leur condition physique avant de mourir ? Avaient-ils contracté une maladie ? Quel était leur rapport à la mort ? Autant de questions qui traversent la recherche. Découvrez comment, aujourd’hui, les scientifiques étudient et reconstituent la vie de ces défunts momifiés.

Mise en ligne 11 décembre

Magdalena Abakanowicz, La trame de l'existence

Du 20 novembre 2025 au 12 avril 2026


Artiste majeure de la scène polonaise du 20e siècle, Magdalena Abakanowicz (1930-2017) a connu dès son plus jeune âge la guerre, la censure et les privations instaurées par le régime communiste. Inspirée par le monde organique, par la sérialité et la monumentalité, sa création possède une puissance et une présence indéniables, en résonance avec les problématiques contemporaines – environnementales, humanistes, féministes. 

Radicale et pionnière, l’œuvre d’Abakanowicz a été régulièrement exposée à l’étranger, des États-Unis au Japon en passant par l’Europe, et plus récemment à la Tate Modern de Londres et au Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne. Le musée Bourdelle présente la première grande exposition dédiée à l’artiste en France, offrant des clés de lecture biographiques et politiques à travers un parcours chrono-thématique de 70 ensembles – 33 installations sculptées, 10 œuvres textiles, dessins et photographies. Dans les 600m² de l’aile Portzamparc, dont les murs de béton ont été rénovés pour l’occasion, l’exposition met l’accent sur sa production sculpturale monumentale, afin de redonner à l’artiste sa place parmi les grands sculpteurs du 20e siècle. 

Le sous-titre de l'exposition, "la trame de l'existence", associe deux termes employés par l'artiste pour définir son œuvre. Elle considérait le tissu comme l’organisme élémentaire du corps humain, marqué par les aléas de son destin.

Plus d'informations

Mise en ligne 19 novembre

1725. Des alliés amérindiens à la cour de Louis XV

Exposition du 25 novembre 2025 au 3 mai 2026


En 1725, quatre chefs amérindiens et une femme amérindienne de la vallée du Mississippi sont reçus en France dans le cadre d’un voyage diplomatique inédit. Cet événement constitue le point culminant de relations que la couronne de France cherche à nouer avec les nations autochtones d’Amérique du Nord, sur fond de conflits entre les puissances coloniales européennes et leurs alliés amérindiens. Cette exposition offrira une occasion rare de découvrir l’histoire et la vie des nations amérindiennes de la vallée du Mississippi au XVIIIe siècle, leurs liens avec la France, l’extraordinaire traversée de l’Atlantique de leurs chefs, et la rencontre de ces derniers avec Louis XV, la Cour et la capitale.

La vallée du Mississippi autochtone au XVIIIe siècle

La première section de l’exposition plongera le visiteur dans l’univers complexe des sociétés amérindiennes de la vallée du Mississippi, à l’époque où les Français commencent à l'explorer et à s’y installer. Cette rencontre entre ces deux civilisations donnera bientôt naissance à une alliance durable, fondée sur des relations diplomatiques étroites. 

L'exposition présentera d’abord les grandes nations amérindiennes au cœur de cette histoire, grâce à une carte contemporaine spécialement conçue pour l’exposition, et à des cartes rares du XVIIIe siècle. Certaines nations étaient déjà liées aux Français par des alliances nouées antérieurement, renforcées en 1701 par la Grande Paix de Montréal dont le traité historique sera exceptionnellement exposé au public.

À travers une série de portraits rares, parmi les seuls conservés de cette époque, se dessinera une toute autre image des sociétés amérindiennes loin des stéréotypes des peuples des Plaines du XIXe siècle. La sélection d'œuvres intègre une coiffe de plumes exceptionelle du XVIIIe siècle, probablement la plus ancienne de ce type conservée au monde.

La présentation des nations amérindiennes se prolongera avec un aperçu de leurs modes de vie, fondés sur une alternance entre vie agricole et chasse selon les saisons. Leur lien au vivant est aussi spirituel et passe par de véritables relations sociales entretenues avec des « personnes » autre qu’humaines comme les oiseaux-tonnerres, esprits puissants, qui ornent notamment les peaux offertes aux Français comme cadeaux diplomatiques.

L’établissement d’une colonie française : la Louisiane

La deuxième section de l’exposition mettra en lumière les liens étroits tissés entre les Français et leurs alliés autochtones après leur installation en Louisiane. Elle présentera une sélection d’objets illustrant le métissage culturel né au début du XVIIIe siècle : casse-têtes ornés de fleurs de lys, colliers de perles importées ou couteaux européens dans des fourreaux amérindiens. Un calumet de paix, richement décoré de plumes, et une peau peinte le représentant en seront les pièces les plus éloquentes.

En 1724, pour affermir cette alliance, la Compagnie des Indes propose d’inviter des chefs autochtones à la Cour du jeune Louis XV. Étienne Véniard de Bourgmont, commandant du poste du Missouri, sollicite les nations Otoe, Osage et Missouria − dont les réponses transcrites dans la correspondance diplomatique seront présentées dans l’exposition − tandis que les Illinois envoient Chicagou, le chef des Michigamea et transmettent la parole de Mamantouensa, chef des Kaskaskia, via un missionnaire jésuite, Nicolas Ignace de Beaubois. 

La constitution de la délégation ne se fait pas sans peine. Alors que d’autres nations devaient envoyer des représentants, le naufrage du navire qui devait les emmener en France dissuade le plus grand nombre de poursuivre. Finalement, la délégation se compose de quatre chefs et de la fille d’un chef missouri et prend la mer au printemps 1725. Dès ce moment, les délégués sont considérés comme des ambassadeurs internationaux et un document nous apprend qu’ils sont traités « comme à la table du capitaine », honneur réservé aux seules élites. 

La réception de la délégation à la Cour

Cette dernière section retracera les étapes de la visite des chefs amérindiens en France − à Paris, Versailles et Fontainebleau − et dévoile le protocole déployé par la Cour pour les recevoir, comme souvent pour les ambassades étrangères. Grâce au précieux témoignage du Mercure de France, on suit leurs déplacements : ils rencontrent les directeurs de la Compagnie des Indes, organisatrice du voyage, et les princes et princesses du sang. L'exposition mettra l’accent sur l'audience donnée par Louis XV aux chefs le 25 novembre 1725 à Fontainebleau. Cet épisode constitue le moment le plus symbolique de la visite au cours duquel les chefs prononcent des harangues destinées à Louis XV qui, en retour, fait preuve d’un intérêt tout particulier pour ses invités.

Après avoir visité Versailles, Marly et Trianon, les délégués ont l’honneur d’être invités à participer à la chasse à Fontainebleau, aux côtés du roi. Ils acceptent volontiers et prennent part à cet événement « à leur manière », c’est à dire à pied, et munis de leurs arcs.

Le parcours de l’exposition, ponctué de citations du Mercure de France, présentera différents présents similaires à ceux échangés entre les Amérindiens, le roi et le gouvernement : de prestigieuses coiffes, des arcs et un calumet pour les premiers, une médaille en or et autres riches artefacts pour les seconds. Des portraits des principaux acteurs de l'événement côté français ainsi que le portrait jamais exposé en France d’un Amérindien Miami permettront d’illustrer cette rencontre entre la Cour et la délégation, en la restituant dans toute son esthétique.

L'exposition évoquera en point d'orgue la « danse des Sauvages », célèbre pièce composée par Jean-Philippe Rameau et ajoutée à son opéra Les Indes galantes, qui lui a été inspirée par la danse de deux chefs sur la scène de la Comédie-Italienne. Cette source d’inspiration, rarement évoquée en France, montre l’impact durable de cette délégation sur la culture française, unique à l'époque.

Enfin, une médiation spéciale permettra aux visiteurs d’écouter les membres autochtones du conseil scientifique de l’exposition évoquer le rapport contemporain de leurs nations avec la France, en écho à cette longue histoire partagée. 

Mise en ligne 4 février

Le Triptyque de Moulins

Présentation

26 novembre 2025 – 31 août 202


Le Triptyque de Moulins de Jean Hey est l'un des chefs-d'œuvre absolus de la peinture française à l'aube du XVIe siècle.
Sa restauration (2022-2025), décidée et pilotée par la direction régionale des affaires culturelles (DRAC) Auvergne – Rhône-Alpes, conduite au Centre de recherche et de restauration des musées de France (C2RMF) et réalisée par les restaurateurs de l'atelier Arcanes et de l'atelier Tournillon, est un événement considérable dans l'actualité patrimoniale en France. Il s'agit d'un moment crucial pour la connaissance de la peinture française autour de 1500 : les opérations ont révélé les couleurs éclatantes des trois panneaux qui le composent, depuis longtemps oubliées ; d'autre part, cette restauration, et les études approfondies menées au C2RMF qui l'accompagnent, engendrent de nouvelles interrogations quant aux expérimentations picturales du peintre Jean Hey, autrefois connu comme le « Maître de Moulins » avant son identification. Formé en Flandres, il est le plus génial artiste actif en France dans les dernières décennies du XV
e siècle.

La fin de cette restauration fondamentale, la première depuis 1879, offre aujourd'hui au musée du Louvre, à la DRAC Auvergne-Rhône-Alpes et au C2RMF l'occasion d'organiser une présentation exceptionnelle du Triptyque à proximité immédiate des salles des peintures françaises du Louvre. Le public pourra ainsi partager ce moment historique et découvrir ou redécouvrir l'œuvre magistrale de Jean Hey. La présence du Triptyque à Paris, où il n'avait plus été exposé depuis 1937, représente en effet la chance unique de le rapprocher des œuvres de Jean Hey conservées dans la capitale : cinq tableaux et un dessin au musée du Louvre, ainsi que la Vierge Bacri acquise en 2013 au musée de Cluny. Autour de ce corpus, plusieurs panneaux peints, mais aussi des dessins, enluminures et objets orfévrés, issus des collections du musée du Louvre, permettront aux visiteurs de mieux comprendre ce chef-d'œuvre du patrimoine français, et ce qui en fait une création exceptionnelle de l'art occidental au tournant des XVe et XVIe siècles.

Mise en ligne 18 février

Claire Tabouret

D’un seul souffle

10 décembre 2025 - 29 mars 2026 · Prolongation exceptionnelle


Claire Tabouret présente, dans une exposition intitulée "D’un seul souffle", les maquettes grandeur nature, esquisses et travaux préparatoires des six vitraux qu’elle a réalisés pour la cathédrale Notre-Dame de Paris. Lauréate en décembre 2024 du concours organisé par le ministère de la Culture, en association avec l’atelier Simon-Marq, elle dévoile les coulisses de ce projet exceptionnel. Chaque maquette reproduit à taille réelle une baie du bas-côté sud de la cathédrale. Réalisés en monotype, technique d’impression que l’artiste pratique de manière fréquente, ils sont enrichis de pochoirs pour les rosaces et motifs décoratifs. Ces projets respectent ainsi la lumière neutre de l’édifice et créent une transition douce avec les vitraux de Viollet le Duc tout en proposant des couleurs vives et équilibrées. Inspirée par le thème de la Pentecôte, symbole d’unité et d’harmonie, Claire Tabouret vous invite à entrer dans l’intimité de son processus créatif et à vivre un moment rare : les coulisses d’une création hors norme.

Mise en ligne 24 décembre

Joyaux dynastiques

Pouvoir, prestige et passion, 1700-1950

10 décembre => 6 avril


Le bijou, expression intemporelle de pouvoir et de prestige, se révèle ici aussi comme un objet intime, porteur de sentiments et messager de faveurs royales, de passion. L’exposition rassemble des joyaux associés au règne de figures emblématiques de l’histoire européenne telles que les impératrices Catherine II de Russie, Joséphine, Marie-Louise d’Autriche, et la reine Victoria. 

Pierres, diadèmes, broches et colliers composent un langage fastueux, celui des cours royales, où chaque gemme révèle le statut, la lignée et l’autorité de son illustre détenteur.

À l’occasion du troisième volet d’une trilogie d’expositions organisée en collaboration avec le Victoria and Albert Museum. Cette exposition réunit des joyaux historiques et d’une importance majeure provenant à la fois des collections du prestigieux musée londonien le V&A et de la Collection Al Thani, dont beaucoup sont exposés en France pour la première fois. 

L’exposition bénéficie de prêts exceptionnels d’institutions tellesque la Royal Collection, grâce à la générosité de Sa Majesté Charles III, les Historic Royal Palaces grâce à la générosité de Sa Grâce le duc de Fife, le musée national du château de Compiègne, le domaine national du château de Fontainebleau, le Muséum national d’histoire naturelle, le musée de Minéralogie MinesParis – PSL, ainsi que les collections patrimoniales de Cartier, Chaumet, Mellerio et Van Cleef & Arpels.

Mise en ligne 21 janvier

Tisser, broder, sublimer. Les savoir-faire de la mode

Du 13.12.2025 au 18.10.2026


En décembre 2025, le Palais Galliera inaugure une série d’expositions consacrées aux savoir-faire. Au cours de trois expositions successives, qui aborderont les métiers et techniques de la mode sous différents angles, le musée met en lumière la richesse de ses collections et propose un nouveau regard sur l’histoire de la mode du XVIIIe siècle à nos jours.


Cette première exposition est consacrée aux savoir-faire de l’ornementation – tissage, impression, broderie, dentelle, fleurs artificielles – qui permettent d’ennoblir et de décorer vêtements et accessoires. Ces techniques sont abordées à travers le thème de la fleur, motif incontournable dans l’art du textile et la mode depuis le XVIIIe siècle. Ses multiples déclinaisons permettent d’apprécier les jeux de matières, le traitement des couleurs, des volumes, ou le placement des motifs qu’il inspire au gré des saisons. Du textile broché d’un gilet du XVIIIe siècle à l’impression au laser d’un ensemble Balenciaga, d’une dentelle de Chantilly au camélia de Gabrielle Chanel, l’exposition met en avant la grande variété des techniques, tout en interrogeant leur symbolique et leurs usages.

Riche de plus de 350 œuvres (vêtements, accessoires, photographies, arts graphiques, échantillons, outils…), le parcours révèle à la fois des créations de maisons de haute couture et des pièces de jeunes créateurs, dont certaines spécialement réalisées pour l’exposition. Des échantillons de textiles et des tables équipées de loupes invitent le public à observer, scruter et contempler les œuvres pour comprendre la complexité des gestes qui se cachent derrière chaque création – l’occasion unique de plonger au cœur des savoir-faire de la mode.
 

Le Palais Galliera met également à l’honneur les auteurs de ces savoir-faire souvent oubliés ou effacés derrière le nom prestigieux d’un couturier. Qu’il s’agisse de maisons historiques telles que Lesage ou Hurel, de nouvelles figures contemporaines comme Baqué Molinié ou Aurélia Leblanc, l’exposition revient sur les métiers souvent méconnus de la mode : créateur textile, brodeur, plumassier, parurier floral, qui ont fait de Paris, capitale cosmopolite, un territoire privilégié de ces savoir-faire d’exception, sans cesse renouvelés.

Mise en ligne 25 janvier

Mickalene Thomas

All About Love

17 décembre 2025 - 5 avril 2026


Le Grand Palais met à l’honneur l’artiste afro-américaine Mickalene Thomas avec All About Love : une rétrospective vibrante explorant la visibilité et la représentation des femmes noires et célébrant l’amour comme force de libération, d’affirmation de soi et de joie.

All About Love est une exposition monographique de l’artiste américaine Mickalene Thomas (1971, New York), reconnue à l’international pour sa pratique audacieuse et multidimensionnelle. Elle explore la représentation des femmes noires dans l’art, l’histoire et la culture populaire, en réinventant le portrait classique à travers une perspective queer et féministe noire.

La rétrospective couvre plus de deux décennies de création, mêlant peinture, collage, photographie, vidéo et installation. Au centre de son travail, l’amour apparaît comme une force de libération, de joie et d’affirmation de soi, thème inspiré par le livre fondateur de bell hooks, All About Love: New Visions (1999).

Les œuvres de Thomas rendent hommage à l’autonomie, à la beauté et à la résilience des femmes noires. Ses sujets - amis, famille, amants et icônes culturelles - sont représentés avec assurance, sensualité et grâce, et reconquièrent les espaces dont ils ont été historiquement exclus. Les compositions, souvent ornées de strass, invitent le public à entrer dans des mondes où le plaisir devient politique et la représentation radicale.

Thomas dialogue aussi avec l’histoire de l’art européen, en particulier français. Des œuvres emblématiques telles que Le Déjeuner sur l’herbe (1863) de Manet et La Grande Odalisque (1814) d’Ingres sont réinterprétées à travers un prisme contemporain, plaçant les femmes noires au centre du récit et transformant la lecture des classiques.

All About Love vous invite à découvrir un univers d’amour, de loisirs et de libération, où la beauté, l’intimité et la maîtrise de soi redéfinissent le regard historique sur l’art.

Après des expositions saluées au Broad (Los Angeles), à la Fondation Barnes (Philadelphie), à la Hayward Gallery (Londres) et aux Abattoirs (Toulouse), cette rétrospective constitue la plus ambitieuse présentation des œuvres de Mickalene Thomas à Paris.

Mise en ligne 19 février

Delacroix. 
Un lieu, un artiste

10 janvier – 6 septembre 2026

Venez découvrir une nouvelle présentation de la collection qui cherche à répondre à trois questions : que nous disent de Delacroix ses relations amicales et professionnelles ? Comment ses admirateurs lui ont-ils rendu hommage ? Comment travaillait-il dans le secret de son atelier ?

 

Grâce à des archives, des affiches anciennes et des photographies rarement exposées au public, l’ancienne chambre de l’artiste présente les deux vies d’un lieu de mémoire, appartement puis atelier devenu musée.
À son ouverture au public en 1932, « l’atelier Delacroix » est voulu par le premier président de la Société des Amis, le peintre Maurice Denis, comme « une illustration idéale du Journal. », un moyen de pénétrer dans les pensées du maître et dans les secrets de son atelier comme on le fait en lisant son journal intime. Le Delacroix que l’on découvre encore aujourd’hui au musée est celui des esquisses et des croquis qu’il conservait dans son atelier sans les exposer, celui des réseaux amicaux et des admirateurs.

De son vivant comme après sa mort, les admirateurs d’Eugène Delacroix sont nombreux et les manières de lui rendre hommage multiples : peindre des copies de ses tableaux les plus célèbres, créer des peintures, sculptures ou écrits le représentant ou évoquant son œuvre… Parmi ces admirateurs on peut citer des artistes aussi différents que William Bouguereau, Henri Fantin-Latour, Hippolyte Poterlet, Odilon Redon ou Charles Baudelaire.

 

Qui étaient les familiers de Delacroix ? Famille, amis, ou simples relations, des hommes et des femmes se présentent dans les cartels et évoquent leur lien avec Eugène Delacroix. 
Même si le peintre paraissait parfois plus préoccupé par ses propres pensées que par le monde autour de lui, il allait visiter sa famille et ses amis, répondait à des invitations mondaines et a notamment voyagé en Angleterre et au Maroc.

Eugène Delacroix travaillait essentiellement dans son atelier. Il trouvait son inspiration dans ses propres œuvres dessinées ou peintes, dans les copies et estampes d’après les maîtres qu’il conservait mais aussi dans sa mémoire et son imagination. 
Ce n’est pas le Delacroix public des grands décors ou celui des œuvres qu’il exposait au Salon que l’on découvre dans cette nouvelle présentation mais l’homme privé, celui des esquisses, des familiers et des admirateurs.

Mise en ligne 18 mars

Transparences liquides

Anne-Camille Allueva, Matan Mittwoch, Laure Tiberghien, Emmanuel Van der Auwera

Du 25 janvier au 22 mai 2026

Centre photographique d'Ile de France
107, avenue de la République
Cour de la ferme briarde 77340 Pontault-Combault
T.01 70 05 49 80 - M.
contact@cpif.net


L’exposition collective Transparences liquides évoque la manière dont différents filtres - culturels, sociaux ou technologiques - façonnent notre manière de voir et de comprendre le monde. Les œuvres présentées invitent à porter attention à l’acte même de regarder, en tant que geste inscrit dans un corps et son vécu. À leur manière, chacune propose une expérience sensible qui met en jeu notre relation ambivalente aux flux incessants d’images médiatiques.
 

 Associant photographie, vidéo et sculpture, les pièces réunies abordent des thèmes multiples. Ainsi, Laure Tiberghien explore l’apparition d’un motif selon un protocole qui accorde une importance centrale au mouvement et aux gestes réalisés en laboratoire photographique, dans une négociation constante avec la chimie, la lumière et le temps. Anne-Camille Allueva propose des œuvres qui mettent l’accent sur la perception comme action d’un corps en déplacement, à la recherche d’un point de vue : l’image advient alors moins comme un signe définitivement fixé que comme un phénomène situé et transitoire. Matan Mittwoch convoque pour sa part les dispositifs optiques de notre époque, et notamment l’écran, afin d’en révéler l’ambiguïté fondamentale entre éclairage et aveuglement, clarté et opacité. Enfin, Emmanuel Van der Auwera interroge la circulation et la manipulation de l’information en déconstruisant les supports de diffusion des images, mettant en lumière leur caractère potentiellement trompeur.

Qu’elles soient politiques, formelles ou conceptuelles, les pratiques se rejoignent dans les interrogations que suscite l’écran, à la fois objet technologique du quotidien et surface qui retient, diffracte ou laisse filtrer la lumière. Ici, il devient également un outil pour penser la nature feuilletée de notre rapport au réel, en perpétuelle reformulation et jamais totalement transparent.

En écho aux recherches artistiques menées depuis les années 1960 autour de la perception, notamment dans l’art minimal, les démarches réunies montrent comment ces questionnements se prolongent aujourd’hui, en se renouvelant à travers une pluralité d’approches.

Mise en ligne 18 janvier

Illustrer l’histoire de France. L’épopée des manuels scolaires du 18e siècle à nos jours

Du 25 janvier 2025 au 31 mai 2026


La salle d’exposition de Pierrefitte-sur-Seine - 59 rue Guynemer, 93380 Pierrefitte-sur-Seine

Qui n’a pas en mémoire l’image de l’un de ses anciens manuels d’histoire ? Reflets de leur temps, du développement des politiques scolaires et de l’évolution de la pédagogie au fil des siècles, ils contribuent à façonner une culture matérielle de l’école. Ces ouvrages sont aussi des objets autonomes, des vecteurs culturels qui témoignent des différentes conceptions de l’histoire nationale et de la longue querelle entre l’Église et l’État.


L’histoire à travers les manuels scolaires

Vercingétorix, Jeanne d’Arc, 1515… Loin du cliché d’une histoire de France éternelle campée sur ses frontières hexagonales, l’exposition Illustrer l’histoire de France s’intéresse à l’évolution de l’illustration des manuels scolaires du 18e siècle à nos jours.

À travers une quarantaine de documents, elle raconte les enjeux forts de ce grand récit national depuis les origines. Elle débute par des portraits de rois et d’hommes illustres et aboutit à des ouvrages plus complexes, complétés puis concurrencées par le numérique. 

L’objectif est de présenter au grand public la manière dont les manuels scolaires ont raconté l’histoire de France, mais aussi de décrypter les enjeux de ces représentations. Illustrer l’histoire de France incite à mesurer les effets pendant plus de trois siècles de ce panthéon scolaire sur la société contemporaine à travers les manuels que des générations d’élèves ont eus entre les mains. Les usages pédagogiques de ces livres témoignent de la transmission d’une certaine histoire qui s’apparente à « l’album de famille » de tous les Français. 

Sont passées en revue les diverses interprétations, les instrumentalisations au service de la morale, de la religion et de la politique. Sans omettre les déformations dont les événements historiques ont pu faire l’objet, comme saint Louis sous son chêne ou Bernard Palissy brûlant ses meubles pour faire cuire ses céramiques.


Recréer l’ambiance d’une salle de classe

À l’entrée de la salle d’exposition, la mise en scène de manuels scolaires sur plus de trois siècles accueille le visiteur. Elle a été construite en résonance avec la grande frise chronologique « Archives et histoire » du parcours permanent, qui évoque les différents récits construits sur l’histoire de France. Elle met en avant des illustrations des manuels scolaires de la IIIe République, recontextualisées dans l’exposition Illustrer l’histoire de France. 

L’atelier du musée des Archives nationales a conçu la scénographie autour d’une idée centrale : plonger le visiteur dans une salle de classe et ses transformations depuis le 18e siècle. Ainsi, le parcours présente une classe d’école avec son tableau noir, sa bibliothèque de fond de salle, ses tables en bois… 

Visiter l’exposition s’apparente alors à une déambulation dans une salle de classe en même temps qu’à un voyage à travers le temps. Des images provenant de la collection du Musée national de l’éducation (Munaé) participent à cette immersion. Elles scandent l’espace en trois parties chronologiques. 


Créer des récits avec les visiteurs

Quelles images de l’histoire de France avons-nous conservées dans notre mémoire depuis l’enseignement reçu à l’école ? La médiation de cette exposition propose aux visiteurs – adultes et enfants – de confronter leurs souvenirs des grands héros et des temps forts de cette histoire. Plusieurs classes de Saint-Denis vont ainsi questionner les manuels exposés. 

Leur mission ? Réécrire des cartels descriptifs de quelques documents de l’exposition en associant récit personnel et analyse historique, puis les mettre en voix et en sons, avec l’aide de la journaliste productrice de podcasts, Iris Ouedraogo. Les visiteurs seront eux aussi invités à proposer leur cartel écrit pour présenter les images qu’ils choisiront.

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Voir la vidéo de présentation

Trois périodes, quatre regards d'historiens.

Un comité scientifique coordonné par Thierry Claerr, responsable de la bibliothèque des Archives nationales, a conçu l'exposition en partenariat avec l'Association des professeurs d'histoire et de géographie (APHG). Organisée en trois parties chronologiques, l'exposition associe des historiens de chacune des périodes. Ainsi, Emmanuelle Chapron est intervenue sur la transmission de l'histoire dans la France d'Ancien Régime et à l'époque romantique (18e siècle-1848). De leur côté, Christian Amalvi et Jean-Charles Geslot se sont attachés à l'illustration du récit national de la révolution scolaire du 19e siècle à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Enfin, Joëlle Alazard a travaillé sur les nouvelles sensibilités scientifiques et pédagogiques, pour une transmission plus égalitaire et européenne, voire mondiale, de l'histoire de France.

Mise en ligne 11 février

Dis quand reviendras-tu ? Barbara et son public

27 jan. 2026 Until     5 avr. 2026

François-Mitterrand Galerie des Donateurs


Cette exposition célèbre Barbara, icône de la chanson française dont la voix, les textes et les mélodies résonnent encore aujourd’hui, près de trente ans après sa disparition. S’appuyant sur le fonds donné en 2023 à la Bibliothèque par l’association Barbara Perlimpinpin, l’exposition évoque à travers une centaine de documents les méthodes de travail de Barbara, son rapport à la scène et la relation d’amour que la chanteuse a toujours entretenue avec son public.

Barbara débute comme interprète avant de devenir autrice-compositrice d’une centaine de chansons. Elle enregistre 15 albums studio entre 1955 et 1996. Mais c’est la scène – véritable lieu de retrouvailles entre la chanteuse et son public – qui l’anime tout au long de sa carrière.



L’exposition présente le fonds donné en 2023 par l’association Barbara Perlimpinpin au département de la Musique de la BnF. Ces archives, acquises en partie lors des ventes aux enchères qui ont suivi le décès de l’artiste, rassemblent des documents de travail provenant de son domicile, et couvrent pour l’essentiel la fin de sa carrière (1981-1997). Elles ont été complétées par une importante documentation rassemblée par l’association (affiches, photographies, partitions imprimées, lettres d’admirateurs, coupures de presse, programmes). L’exposition évoque ainsi l’histoire d’amour unique qui lie Barbara à son public de son vivant ; et salue en même temps la démarche archivistique et patrimoniale de ce même public, après la disparition de la chanteuse.


Au fil de ces documents, les visiteurs suivront le parcours de Barbara, depuis ses débuts modestes dans les cabarets belges jusqu’à ses dernières apparitions en 1993. Ils découvriront sa méthode singulière de travail, mais aussi son rapport au corps et à la scène, son engagement dans la lutte contre le sida ou encore ce lien toujours passionné avec son public – résumé dans la fameuse formule prononcée sur la scène de Bobino en 1966 : « Ma plus belle histoire d’amour, c’est vous ».

Mise en ligne 11 mars

Un art total
Dessins de la Sécession viennoise

Du 27 janvier au 17 mai 2026


Organisée autour de l'acquisition récente d'un dessin de Josef Hoffmann, « Un art total » est un focus sur les collections du musée d'Orsay consacré aux dessins de la Sécession viennoise. Découvrez, à travers la sélection présentée, les principes d'une architecture novatrice, emblématique du modernisme viennois.

Mise en ligne 11 février

Henri Cartier-Bresson

Les Européens

du 28 janvier au 3 mai 2026


Henri Cartier-Bresson était un européen convaincu. S’il a voyagé dans le monde entier, il a aussi beaucoup parcouru l’Europe. Après la Seconde guerre mondiale, le continent est un immense champ de ruine hanté par la déchirure et la désolation. Dans le contexte de la Guerre froide, la construction de l’Union européenne est un enjeu géopolitique majeur. Après avoir réalisé pour la presse magazine de nombreuses séries de photographies en Allemagne, en Espagne, en Italie, en Grèce, en Suisse et en France, Cartier-Bresson veut les réunir en volume. Il ne souhaite pas faire un livre de voyage à travers ces pays, comme il en existe beaucoup à l’époque, mais plutôt un portrait de ceux qui les habitent. Le livre ne s’intitule d’ailleurs pas L’Europe, mais bien Les Européens.

Il a pour ambition de montrer ce qui fait la singularité de chacun des peuples de cette zone géographique, tout en mettant en évidence leur communauté. Accompagné d’une magnifique couverture du peintre catalan Joan Miró, le livre est publié en 1955 chez Verve, comme une suite d’Images à la Sauvette. Il n’avait jamais été republié depuis. La présente exposition réunit quelques-unes des photographies les plus importantes de l’ouvrage à l’occasion de sa réédition.

Dossier de presse

Mise en ligne 4 février

Beyond our Horizons : de Tokyo à Paris

29.01 → 26.04.2026

 Exposition  Gratuit, sur réservation

le19M 2 pl Skanderbeg  75019 Paris


Du 29 janvier au 26 avril 2026, l’exposition Beyond our Horizons (Horizons partagés) : de Tokyo à Paris investit la Galerie du 19M à Paris/Aubervilliers. Après le succès de son édition japonaise, elle revient en France dans une version repensée, célébrant le dialogue créatif entre artisans et créateurs japonais et français.

Cette nouvelle édition invite les visiteurs du Grand Paris et d’ailleurs à partir à la découverte de nouveaux horizons. 


Beyond our Horizons : de Tokyo à Paris invite les visiteurs à un voyage au cœur de la matière, de la créativité et de l’artisanat.

Inspirée de l'idée d'un univers régi par des forces élémentaires et de la philosophie des cinq éléments la terre (土, do), l’eau (水, sui), le feu (火, ka), le vent (風, fu) et l'air (空, ku) l’exposition explore les liens profonds qui unissent nature et création.

Articulée autour de cinq chapitres, l'exposition célèbre la rencontre des Maisons d’art du 19M – Atelier Montex, Desrues, Goossens, Lemarié et Atelier Lognon, Lesage, Lesage Intérieurs, Massaro, Maison Michel, Paloma et Studio MTX – avec l’artisanat japonais et la création contemporaine.

De nouveaux artistes et designers ont été conviés par la Galerie du 19M à prolonger cette conversation, en offrant leur propre interprétation des éléments. Leurs sculptures, céramiques, textiles ou installations lumineuses – rappellent que les savoir-faire ne sont pas des traditions figées mais un art vivant, en transformation perpétuelle.

Mise en ligne 18 février

Liberté & Tradition

30.1.2026 22.3.2026

La Maison du Danemark. 142 avenue des Champs-Élysées


Dans une rencontre historique entre l’art contemporain danois et le savoir-faire artisanal français, les quatre artistes danois Bjørn Nørgaard, Tal R, Kirstine Roepstorff et Alexander Tovborg ont collaboré étroitement pendant plus de six ans avec les tisseurs des Manufactures de Beauvais et des Gobelins à Paris et Beauvais, ainsi qu’avec des ateliers privés de la ville française d’Aubusson.

Dans ce dialogue exceptionnel entre art et artisanat, les artistes, chacun avec leur expression propre, ont bénéficié d’une totale liberté pour interpréter leurs thèmes. Les tisseurs, de leur côté, ont suivi les traditions artisanales séculaires dans la traduction des motifs des artistes.

Le titre de l’exposition Liberté & Tradition exprime ainsi l’interaction entre l’art libre et l’art contraint, qui s’est déployée au cœur de ce projet franco-danois. Il renvoie également à l’orientation stratégique des Manufactures nationales – Sèvres & Mobilier national : préserver les traditions nationales françaises d’artisanat tout en permettant à l’art contemporain de renouveler ces savoir-faire, notamment dans les domaines de la céramique, du tissage et de l’art mobilier — ici à travers la rencontre de quatre artistes contemporains danois avec les traditions de la tapisserie.

Entrée libre.

Exposition du 30 janvier au 22 mars 2026.

Ouvert tous les jours de 12h – 18h sauf le lundi.

Mise en ligne 25 janvier

MARTIN PARR

Global Warning

Du 30 janvier au 24 mai 2026

Jeu de Paume - Paris

Cette exposition propose de revisiter l’oeuvre de Martin Parr à l’aune du désordre généralisé de notre époque, à travers différentes séries réalisées depuis la fin des années 1970 jusqu’à aujourd’hui. Depuis cinquante ans, sans militantisme mais avec constance, aux quatre coins du globe, Martin Parr dresse un portrait saisissant des déséquilibres de la planète et des dérives de nos modes de vie.

« Je crée un divertissement, qui contient un message sérieux si l’on veut bien le lire, mais je ne cherche pas à convaincre qui que ce soit – je montre simplement ce que les gens pensent déjà savoir », disait Martin Parr en 2021. 

À travers ses nombreuses séries, commencées dans les îles britanniques et en Irlande, puis étendues dès les années 1990 aux cinq continents, émergent des thèmes récurrents : les turpitudes et les ravages du tourisme de masse, la domination de la voiture, les dépendances technologiques, la frénésie consumériste, ou encore notre rapport ambivalent au Vivant.

Toujours avec son regard singulier, et décalé Parr aborde indirectement plusieurs causes majeures identifiées des bouleversements climatiques de l’Anthropocène : usage effréné des transports, consommation d’énergies fossiles, surconsommation globale, dégâts environnementaux. Cet oeuvre, en apparence plaisant, se révèle, avec le temps et l’évolution des mentalités, peut-être plus grave qu’il n’y paraissait initialement. Avec le recul, son ironie mordante semble l’inscrire dans une certaine tradition satirique britannique : un humour incisif, une moquerie douceamère, au service d’un regard critique, indirect mais profond.

En quelque 180 oeuvres traversant plus de cinquante ans de production, de ses débuts en noir et blanc à des oeuvres récentes, l’exposition aborde, en 5 sections, nos turpitudes contemporaines, à travers des thèmes, des motifs, des obsessions récurrentes.

Mise en ligne 11 février

JO RACTLIFFE

En ces lieux / Out of Place

Du 30 janvier au 24 mai 2026

Jeu de Paume - Paris


Née au Cap en 1961, Jo Ractliffe est une figure importante de la photographie contemporaine, dont le travail a toutefois été peu présenté en France. L’oeuvre de Ractliffe est souvent associé à un discours sur la violence et la manière dont le traumatisme se manifeste dans le paysage, marqué par l’héritage du colonialisme, de l’apartheid et les cicatrices des conflits dans des pays comme l’Angola.

Du point de vue de la photographie documentaire, la singularité de sa démarche artistique réside dans la manière dont elle représente les rapports entre présence et absence. Ses images, loin d’illustrer des faits et des événements sociaux et politiques, encouragent les spectateurs à aller au-delà de la surface et à identifier des histoires enfouies dans les paysages.

Cette exposition monographique propose, pour la première fois, de questionner la notion de « lieu » comme thème central de son oeuvre. Pour l’artiste, les endroits qu’elle photographie ne sont pas de simples situations géographiques ou des terrains façonnés par la violence et l’histoire ; ce sont aussi des lieux porteurs de mémoire.

Mise en ligne 4 mars

Du 06 févr. au 24 mai 2026

Huma Bhabha / Alberto Giacometti


Dénoue, boucle à boucle, les cheveux d’une idole avant que tes articulations se détachent…

Alberto Giacometti, Huma Bhabha

Paris, France

L’Institut Giacometti présente une exposition inédite consacrée à l’artiste pakistano-américaine, Huma Bhabha (Karachi, 1962), en confrontation avec l’œuvre d’Alberto Giacometti.

Conçue spécifiquement pour l’Institut Giacometti, l’exposition révèle leur commune recherche d'une représentation entre force et faiblesse de la figure humaine.
Deux figures debout créées par Huma Bhabha pour l’exposition, des sculptures de tête et de fragments corporels, des dessins et des photographies sont confrontées aux icônes d'Alberto Giacometti que sont l’Homme qui marche (1960), la Jambe (1958), les Femmes de Venise (1956) ou la Grande Tête (1960).

L’humour caustique traverse l’exposition, dont le titre est extrait d’un quatrain du poète persan Omar Khayyam (1048-1131).

Commissaire de l'exposition : Emilie Bouvard

Mise en ligne 4 mars

Lumière du nord
Dessins scandinaves et néerlandais du musée d’Orsay

Du 10 février au 10 mai 2026

« Lumière du Nord » présente une sélection de dessins scandinaves et néerlandais issus des collections du musée d'Orsay mettant en avant la richesse artistique de l'Europe du Nord. Paysages symbolistes et scènes domestiques révèlent la diversité du dessin nord-européen du XIXe siècle.

Cet accrochage met en exergue la volonté du musée de renforcer sa collection d’œuvres d’artistes étrangers. Des acquisitions récentes d’artistes suédois et néerlandais y côtoient des feuilles qui dans certains cas sont entrées dans les collections nationales il y a plus d’un siècle. Des paysages symbolistes nordiques, longtemps absents des collections de dessins, viennent contrebalancer les scènes domestiques paisibles de Carl Larsson et Peder Severin Krøyer, et des artistes tels Carl Forsberg et Philippe Smit, peu connus de leur vivant, trouvent leur place à côté de ces grands noms.

Découvrez la galerie des œuvres commentées

Mise en ligne 10 mars

Simone Veil. Mes sœurs et moi

mardi 10 février 2026 => jeudi 15 octobre 2026


Simone Veil. Mes soeurs et moi plonge au coeur de l’intimité de la fratrie Jacob, dont le destin fut bouleversé par la guerre. On y découvre une Simone Veil souriante et insouciante, loin des représentations figées de la femme d’État.

Conçue par David Teboul et inspirée de l’ouvrage et du film éponymes qu’il a réalisés, l’exposition prolonge le travail de l’auteur autour de la mémoire et de la transmission. Elle repose sur des extraits de correspondances, journaux intimes et récits et dévoile des photographies issues des archives des familles Jacob et Vernay .

Les trois soeurs Jacob, Madeleine (dite Milou), Denise et Simone grandissent à Nice, dans les années 1920, au sein d’une famille juive française. Leur enfance heureuse est peu à peu bouleversée par les crises économiques et politiques des années 1930, puis par l’Occupation et les persécutions antisémites.

Denise s’engage dans la Résistance et sera déportée à Ravensbrück. Simone, Milou, Jean et leur mère Yvonne sont arrêtés. Les trois femmes sont déportées à Auschwitz au printemps 1944. Yvonne meurt à Bergen-Belsen ; Milou revient affaiblie, Simone survit. Leur père André et leur frère Jean, déportés en 1944 par le convoi 73, ne reviendront pas.

À travers les écrits et les photographies conservés par la famille, les entretiens réalisés par David Teboul, et les voix des comédiennes Isabelle Huppert, Marina Fois et Dominique Reymond, l’exposition restitue le parcours des sœurs Jacob, de l’insouciance niçoise à la reconstruction d’après-guerre.

Ces archives personnelles éclairent l’expérience de la Shoah à travers le regard de jeunes femmes et interrogent la manière dont se tissent mémoire intime et histoire collective.

Plus d'informations

Mise en ligne 18 mars

Dana Lixenberg — American Images

11.02.2026 =>  24.05.2026

MEP 5/7 rue de Fourcy  75004 Paris



La MEP est fière de présenter American Images, une première rétrospective consacrée à l’artiste néerlandaise Dana Lixenberg. L'exposition explore plus de trente ans d’un travail exigeant et profondément humain : ces images composent un portrait pluriel de l’Amérique contemporaine, où célébrités et sujets moins connu·es sont abordé·es avec la même considération et représenté·es avec dignité.

Née à Amsterdam, Dana Lixenberg s’installe à New York en 1989 et développe une approche photographique fondée sur la lenteur, l’écoute et l’attention portée à la relation. Artiste étrangère observant les États-Unis avec une distance lucide, nourrie par son éducation progressiste, Lixenberg interroge avec délicatesse les mythes du rêve américain. Ses portraits constituent un contre-récit aux représentations dominantes de l’Amérique – un regard dont l’actualité demeure frappante.



Au centre de son œuvre, l’humain demeure le sujet premier. Lixenberg construit un récit vivant de différentes communautés – des figures publiques aux personnes reléguées aux marges – en honorant la pleine humanité de chacun·e, au-delà de leur condition. Ses portraits, souvent dépourvus d’indices contextuels, empêchent les lectures réductrices : les célébrités y apparaissent avec une présence mesurée, tandis qu’ils offrent aux personnes moins connues un espace où s’affirme leur singularité. Par une attention constante aux détails et aux nuances, elle se tient à distance des stéréotypes et atteint une justesse visuelle qui confère à son travail une dimension d’acte de soin. Au cœur de son travail se trouve la « danse lente » avec ses sujets. Son approche posée et son respect profond permettent d’établir un véritable lien, inscrit sur la durée. L’usage de la chambre 4×5 pouces transforme chaque séance en moment de dialogue intime, ancré dans l’instant partagé.

Mise en ligne 20 février

Chypre à la BnF

Collections de la BnF et de la Fondation culturelle de la Banque de Chypre

11 fév. 2026 Until     14 juin. 2026

Richelieu Rotonde du musée de la BnF

À l’occasion de la Présidence chypriote du Conseil de l’Union européenne au premier semestre 2026, la BnF met à l’honneur l’île d’Aphrodite dans le cadre d’une collaboration scientifique avec la Fondation culturelle de la Banque de Chypre (FCBC).

    Pays à l’histoire plusieurs fois millénaire, Chypre – Κύπρος en grec – est depuis la plus haute Antiquité l’un des foyers du monde hellénique. Sa position au carrefour de la Méditerranée et du Proche-Orient en fait aussi un creuset de civilisations. Phéniciens, Égyptiens, Perses, Romains, Coptes, Arméniens, Maronites, Arabes, Francs, Génois, Vénitiens, Ottomans et Britanniques ont tour à tour fréquenté, conquis, occupé ou peuplé la Grande Île, contribuant à donner à la culture chypriote la physionomie originale qui la caractérise encore de nos jours. Témoins de cette longue histoire, nombre de pièces de la BnF – antiques, manuscrits, dessins et gravures, documents d’archives et même maquettes d’opéra – évoquent Chypre à travers les siècles et donnent à voir le regard porté par les Français sur cette terre dont le passé, les monuments et l’identité suscitèrent en France de l’intérêt, voire de l’engouement. Des gravures du peintre Louis François Cassas qui visita l’île en 1785 et des icônes des XVIIe-XVIIIe siècles exceptionnellement prêtées par la FCBC et l’église de la Vierge Phaneromeni de Nicosie, confrontent le visiteur aux impressions des Occidentaux sur Chypre en même temps qu’à l’importance de la tradition orthodoxe byzantine dans l’île.

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Mise en ligne 4 mars

Contraste et indifférence
Larissa Fassler, Cécile Hartmann, Isabelle Hayeur, Capucine Vever

Centre culturel canadien 
12 février 2026 - 16 mai 2026


Une exposition en deux volets, co-produite par le Centre culturel canadien et la Fondation Grantham pour l’art et l’environnement.

Les artistes réunies dans l’exposition Contraste et indifférence parcourent le monde et se confrontent, en permanence, à des contextes étrangers dans lesquels elles s’autorisent à entrer, avec douceur et attention, pour témoigner ce qui s’y passe. Le déplacement est essentiel à leur démarche, tout comme une forme de solitude propice à l’observation et aux rencontres.

Guidées par une conscience critique et une sensibilité à ...

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Mise en ligne 19 février

Saint-Cloud dans les nuages, une aventure aéronautique

12 fév > 05 juil

Au musée des Avelines 60 rue Gounod, 92210 Saint-Cloud.


Jusqu’au 5 juillet 2026, embarquez pour une aventure unique, aux portes de Paris. Et pour cela, rendez-vous à Saint-Cloud, au Musée des Avelines, pour une rétrospective consacrée au rôle de la ville des Hauts-de-Seine dans l’histoire de l’aérien.

Un événement à ne manquer sous aucun prétexte ! Depuis l’époque des grandes avancées industrielles, la ville de Saint-Cloud s’est inscrite durablement dans l’histoire de l’aéronautique. Cette exposition entend narrer les débuts de l’aérostation (avec le vol du ballon La Caroline en 1784, soit quelques années avant la… Révolution), les premiers clubs ou encore les toutes premières compétitions aériennes, les exploits d’Alberto Santos Dumont (ce Brésilien, véritable « gentleman des airs », rallia Saint-Cloud à la Tour Eiffel en ballon et fut le premier à posséder les trois brevets de pilote, à savoir ballon, dirigeable et aéroplane), l’engagement pionnier des femmes… Citons aussi le développement de Dassault Aviation (son siège se situe à Saint-Cloud), avec l’installation d’une usine dès 1937. Soit une liste de pionniers audacieux, d’ingénieurs, de mécènes et d’inventeurs que cet événement salue à travers des photos en noir et blanc, des peintures, des affiches et autres.

Pendant toute la durée de l’exposition, celle-ci sera agrémentée de conférences, de lectures, de rencontres et on en passe ! Parmi ces événements, citons notamment un rendez-vous le dimanche 3 mai 2026 avec Luc Berger, historien de la société Dassault, qui se fera un plaisir de retracer le parcours de l’avionneur de ses débuts jusqu’à nos jours. D’ailleurs, une salle spécifique est dédiée à Dassault Aviation pendant toute la durée de l’événement, avec un simulateur de vol, aux commandes du Rafale. À noter également que des visites guidées auront lieu chaque samedi et chaque dimanche à 14h30. Bref, une expo à découvrir en famille et rappelle le rôle primordial de Saint-Cloud (et de Dassault Aviation) dans l’essor de l’aérien !

Mise en ligne 8 février

Le CNR et l’organisation des États généraux de la renaissance française

Choix de documents

Du vendredi 13 février au jeudi 12 mars

Humathèque Condorcet Accueil de l’Humathèque  10 cours des Humanités, Aubervilliers


l’Humathèque Condorcet présente une exposition d’archives "Le CNR et l’organisation des États généraux de la renaissance française". Elle fait suite à la présentation de l’ouvrage de Danielle Tartakowsky, "1945 : les Français ont la parole - Les cahiers de doléances des États généraux de la Renaissance française" (Éditions Champ Vallon, 2025), le jeudi 12 février dans l’Open Space de l’Humathèque.


A l’automne 1944, dans un Paris tout juste libéré, le Conseil national de la Résistance (CNR) organise un Congrès national des comités départementaux de Libération qui se voient donner la mission d'organiser la tenue d'états généraux de la Renaissance française pour le 14 juillet 1945. Chaque comité local de libération distribue aux citoyens des questionnaires, qui doivent servir de base à la rédaction de cahiers de doléances. Ces cahiers seront portés à Paris par des représentants des assemblées populaires locales.

Au travers d’une sélection de documents issus des fonds de Louis Saillant et du Conseil national de la Résistance, le service des archives de l’Humathèque vous invite à une plongée dans cette expérience nationale de "démocratie agissante" qui s’inscrit dans l’élan et les aspirations hérités de la Résistance.

Mise en ligne 4 février

Face au ciel, Paul Huet en son temps

Du 14 février au 30 août 2026


À l’occasion de la réouverture du musée après rénovation, et en écho au nouveau parcours des collections permanentes, le musée rend hommage à Paul Huet (1803-1869) et à sa passion pour les ciels.

Face au ciel, Paul Huet en son temps présente l’œuvre de l’artiste Paul Huet (1803-1869) à travers le motif pictural du ciel. Peintre encore peu connu du grand public, ce proche d’Ary Scheffer est souvent considéré comme l’un des précurseurs du paysage romantique en France. Inspiré par les grands maîtres anglais comme Constable et Turner, il exprime dans ses œuvres les émotions et la puissance de la nature en rompant avec la tradition classique. 

Qualifié de « pré-impressionniste », Paul Huet a marqué son temps et influencé de nombreux artistes paysagistes comme Camille Corot. Son œuvre et son expérience de la peinture de ciel sont mises en regard de celles de ses contemporains afin de mieux apprécier sa singularité et son rôle dans cette époque foisonnante. Grâce à de nombreux prêts issus des collections publiques françaises, ses ciels sont ainsi présentés aux côtés de ceux de Paul Flandrin, Eugène Delacroix, Théodore Rousseau, Georges Michel, Eugène Isabey ou Eugène Boudin. 

Commissariat scientifique : 

Gaëlle Rio, conservatrice générale du patrimoine, directrice du musée de la Vie romantique. 

Dominique Lobstein, historien de l’art.

Mise en ligne 19 février

L’Indochine d’Alix Aymé

18.02.2026 au 19.04.2026

 Maison des Arts – Antony 20 rue Velpeau, 92160 Antony


La Maison des Arts accueille L’Indochine d’Alix Aymé, une exposition mettant en lumière le parcours et l’œuvre d’une artiste majeure du XXe siècle, du 18 février au 19 avril. 

Peintre, dessinatrice et laqueuse, Alix Aymé (1894–1989) est une artiste française majeure du XXe siècle, dont l’œuvre s’inscrit dans un dialogue fécond entre l’Asie et l’Europe.

L’exposition L’Indochine d’Alix Aymé met à l’honneur la période clé de sa carrière, de 1920 à 1945, durant laquelle elle vit et travaille en Indochine. Enseignante à Hanoï, elle s’approprie les techniques artistiques asiatiques laque, peinture sur soie, encre et contribue à leur diffusion et à leur renouveau, notamment au sein de l’École des Beaux-Arts de l’Indochine.

 

À travers des paysages, des scènes de vie quotidienne ainsi que des portraits de femmes et d’enfants, l’exposition dévoile une œuvre marquée par la sobriété, la poésie et la rigueur du dessin.

 

Le parcours s’articule autour d’un ensemble exceptionnel : le décor monumental du Palais Royal de Luang Prabang, récemment restauré, qui témoigne de l’ampleur et de la modernité du travail d’Alix Aymé.

Aujourd’hui redécouverte, l’artiste occupe une place essentielle dans l’histoire de l’art du XXe siècle et dans les échanges artistiques entre l’Europe et l’Asie.

Mise en ligne 19 février

SALOMÉ

18 février => 22 juin


Tantôt sensuelle, tantôt ingénue, l’héroïne biblique Salomé n’a cessé de fasciner les artistes depuis la Renaissance. Parmi eux : Jean-Jacques Henner et Gustave Moreau. L’exposition Salomé. Henner et Moreau face au mythe présente une trentaine d’œuvres réalisées par les deux peintres autour de cette figure féminine envoûtante.
Dessins préparatoires, croquis, peintures... dont la dernière Salomé de Henner, acquise par l’Établissement public en 2024, dialoguent au musée national Jean-Jacques Henner (Paris 17e) du 18 février au 22 juin 2026.

Mise en ligne 21 février

Une journée au XVIIIe siècle, chronique d’un hôtel particulier

 du 18 février  au 5 juillet 2026

Les Arts Décoratifs, 107 rue de Rivoli, 75001 Paris.


Plongez au cœur de l’intimité d’une demeure aristocratique du XVIIIe siècle et de ses habitants, maîtres, domestiques et animaux familiers, grâce à une exposition immersive, intitulée « Une journée au XVIIIe siècle, chronique d’un hôtel particulier ».


Avec plus de 550 pièces originales issues essentiellement des collections du musée, et pour la plupart rarement montrées, l’exposition « Une journée au XVIIIe siècle, chronique d’un hôtel particulier » convoque tous les domaines d’expression des arts décoratifs – boiseries et papiers peints, mobilier, céramique, orfèvrerie, vêtements et accessoires de mode, jouets, bijoux – pour redonner vie à un hôtel particulier parisien dans les années 1780.

Dans une ambiance cinématographique, sonore et olfactive, le visiteur est invité à déambuler de pièce en pièce, comme s’il était un proche, un ami ou un invité privilégié de la famille.

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Mise en ligne 25 janvier

Leonora Carrington

Du 18 février 2026 au 19 juillet 2026


Artiste, féministe et écologiste d’avant-garde, femme, mère, migrante, touchée par la maladie mentale et chercheuse spirituelle en constante évolution, Leonora Carrington a laissé derrière elle un héritage aussi extraordinaire que radical.

Née en 1917 dans le Lancashire en Angleterre, Leonora Carrington s’est construite à travers le voyage, qu’il soit intérieur ou extérieur. De Florence à Paris, du Sud de la France à l’Espagne, jusqu’au Mexique où elle est devenue une figure culte, son parcours hors du commun a nourri une œuvre à la croisée du surréalisme, de la mythologie et de l’ésotérisme.

Cette exposition est la première consacrée uniquement à son œuvre en Italie et en France et présente Carrington comme une "Femme de Vitruve" : une artiste totale, représentant un modèle en terme d’harmonie et d’innovation. Ses créations fusionnent humain et animal, masculin et féminin, donnant forme à un monde où métamorphoses et symboles se répondent.

À travers une approche chronologique et thématique, ainsi qu’une présentation inédite de ses créations visionnaires diverses, le parcours explore les thèmes et centres d'intérêts principaux de l’artiste : découverte de l’art classique italien à Florence durant l’ adolescence, fascination pour la Renaissance, origines celtiques et post-victoriennes, ou encore participation au surréalisme pendant son séjour en France.

L’exposition met ainsi en lumière l’héritage exceptionnel de cette voyageuse perpétuelle, toujours en quête de connaissance d'elle-même.

Mise en ligne 18 février

Robert Capa. Photographe de guerre.

Du mercredi 18 février 2026 au dimanche 20 décembre 2026

 Musée de la Libération de Paris
Musée du Général Leclerc
Musée Jean Moulin

4 Avenue du Colonel Henri Rol-Tanguy  75014 Paris


Robert Capa a inventé un style : le photographe de guerre, l’œil rivé à l’objectif, le scoop toujours à l’esprit. Témoin engagé, son regard a marqué durablement l’histoire du photojournalisme et a façonné la figure nouvelle du photographe de guerre.

Le musée de la Libération de Paris - musée du général Leclerc - musée Jean Moulin propose, avec la collaboration exceptionnelle de Magnum Photos, une relecture contextualisée de son oeuvre. Plus de soixante tirages de presse d’époque sont présentés aux côtés de magazines, ouvrages, documents et objets personnels. Ensemble, ces cent soixante pièces retracent ainsi le parcours d’un jeune immigré hongrois devenu une icône de la photographie moderne.

Le « style Capa », cette manière directe et immersive de photographier la guerre, a profondément influencé la profession, toujours exposée aux dangers du terrain. En 2024, selon Reporters sans frontières, cinquante-quatre journalistes ont encore perdu la vie dans l’exercice de leur mission, pour la plupart dans des zones de conflit.

En présentant l’oeuvre de Robert Capa, l’exposition offre un regard historique sur une réalité toujours actuelle : celle du risque à prendre pour rendre compte de la guerre.

Robert Capa est LE photographe de guerre aux images légendaires. Il en a inventé le modèle : forcément américain, désinvolte et séducteur, buveur et joueur, prêt à risquer sa vie pour prendre LA photographie iconique. Voilà pour le côté mythique du personnage et l’existence qu’il s’était choisie.

Cette représentation masque toutefois une autre histoire : celle d’un exilé hongrois à Paris dans l’entre-deux-guerres, qui se réinventa en Robert Capa, remarquable photographe de guerre. Capa en affina le métier, soucieux de produire des clichés diffusables par la presse, ainsi que le montrent les tirages et les magazines présentés. Au-delà du romanesque, interroger son parcours et ses images permet d’approcher sa vie, ses engagements et surtout de comprendre pourquoi, près d’un siècle plus tard, ses photographies restent légendaires.

Mise en ligne 27 février

Exposition Kourtney Roy - All Inclusive
Regards croisés sur le tourisme mondialisé
Du 20 février au 20 septembre 2026


À travers les photographies de Kourtney Roy, l’exposition All Inclusive interroge les dessous économiques du tourisme mondialisé : inégalités, environnement, marketing, entre rêve et réalité.


Le grand hall de la Cité de l’Économie accueille Kourtney Roy – All Inclusive. Regards croisés sur le tourisme mondialisé, une exposition inédite consacrée au travail de la photographe canadienne, exposée aux Rencontres d’Arles en 2025.

À travers une sélection de trente photographies, l'exposition invite le public à plonger dans l’univers sensible, coloré et cinématographique de Kourtney Roy. Plages parfaites, hôtels glamour, ciels sans nuages : l’artiste revisite les images idéalisées du tourisme contemporain pour mieux en révéler les ambivalences. Ses mises en scène, à la fois séduisantes et troublantes, confrontent le rêve des vacances à une réalité plus complexe.

En résonance avec ces œuvres, la Cité de l’Économie propose une lecture économique du tourisme mondialisé, invitant les visiteurs à décrypter ses enjeux contemporains : inégalités sociales, impact environnemental, poids des stratégies marketing, transformation des territoires...

Une exposition lumineuse et percutante, qui interroge nos imaginaires et donne envie de voyager autrement !

Mise en ligne 4 mars

Georges Perec, archives d'une enfance

Exposition du 21 février au 22 mai 2026


À l’occasion du 90e anniversaire de la naissance de Georges Perec (7 mars 1936 – 3 mars 1982), les Archives de Paris vous invitent à la recherche des traces de l’enfance de l’écrivain.

L’œuvre de Georges Perec est traversée par une interrogation sur ses origines et la recherche de souvenirs d’enfance qui lui échappent. Le propos de l’exposition est la mise en regard des expérimentations littéraires empruntées par Georges Perec pour lever le rideau de fer tombé sur son enfance, avec les traces retrouvées dans les archives, de son histoire et celle des siens. De la Pologne à Paris, le parcours suit une enquête qui restitue, par étapes, l’itinéraire d’une famille émigrée, histoire à la fois singulière et partagée par de nombreux exilés venus chercher refuge en France dans l’entre-deux-guerres.

Le quartier de Belleville est tout pour Georges Perec enfant : il y vit de sa naissance en 1936 jusqu’en 1942, avec ses parents, sa mère y tient un salon de coiffure, ses quatre grands-parents y habitent, il y va à l’école. Mais ce lieu fait l’objet d’une amnésie ravageuse pour l’orphelin qui a perdu son père, tué sur le front en 1940, sa mère, déportée à Auschwitz en 1943 ainsi que sa tante et ses deux grands-pères. À son retour à Paris, en 1945, il s’installe dans le 16e arrondissement puis progressivement, par la littérature, entreprend de retrouver ses souvenirs d’enfance.

L’exposition propose de faire dialoguer les textes de Georges Perec avec des archives rarement présentées, souvent inédites, en forme d’écho factuel. Dans ce jeu entre l’œuvre littéraire et les documents, entre omissions et disparitions, le parcours éclaire d’un jour nouveau tant l’enfance que le travail de l’un des écrivains français majeurs du XXe siècle.

Georges Perec, archives d'une enfance, exposition gratuite à découvrir dans le hall des Archives de Paris aux horaires d’ouverture au public, du samedi 21 février au vendredi 22 mai 2026.
Entrée libre du mardi au vendredi de 9h30 à 17h30.
Ouverture les samedis 21 février, 7 et 21 mars, 11 et 18 avril de 9h30 à 17h00.

   

  Dossier de presse (5.8 Mo) 


Mise en ligne 11 janvier

l'expo-hommage à Sebastião Salgado

Du samedi 21 février au samedi 30 mai 2026

Hôtel de Ville 3 rue de Lobau, Paris 4e


Cette exposition hommage retrace les grandes séries emblématiques qui ont marqué sa carrière de photographe à travers des images iconiques. Elle souligne également le lien profond du photographe avec Paris, où le couple s’était installé en 1969 pour fuir la dictature militaire brésilienne. Durant les derniers mois de sa vie, Sebastião Salgado s’était attaché à photographier, au fil des saisons, la capitale dans laquelle il avait passé plus de 50 ans.

Elle souligne également le travail de replantation de la forêt Atlantique amorcé avec Lélia dès la fin des années 1990 avec la fondation de l’Instituto Terra, aujourd’hui devenue une référence en matière de reforestation et de protection de la biodiversité locale.

Enfin, l’exposition présente les œuvres picturales du fils du photographe et de son épouse, Rodrigo Salgado. Né avec la trisomie 21, Rodrigo peint depuis son plus jeune âge et son travail sensible reflète les différents états de son existence. Ses œuvres achèvent le parcours de visite, comme un souffle vers l’avenir.

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Mise en ligne 11 mars

LES VARIATIONS TEXTILES XXL

Du samedi 28 février au samedi 25 avril

L'association Openbach
NEF de la halle Roublot Fontenay sous bois


Les Variations Textiles, exposition mise en place par la galerie Openbach, réunit plus de 160 artistes du monde entier qui vous immergent au cœur du médium textile, à la croisée des arts visuels, du volume et des installations.

Elle met en lumière le fait main, la richesse des savoir-faire artisanaux, la sensibilité des transmissions et reflète la pluralité des influences et des regards dans l’art contemporain. La parcourir, c’est passer d’une surprise à une autre, s’enchanter pour une excentricité, s’émerveiller d’un détail et rester estomaqué face à une œuvre monumentale.

À travers les matières, les fibres et les textures, les œuvres invitent à une expérience sensible, où le geste, le toucher et la perception occupent une place centrale.

Mise en ligne 26 février

Le testament de Napoléon Ier

Du 04 mars au 29 juin 2026


Plébiscité par le public dans le cadre du cycle d’expositions Les Remarquables, le testament de Napoléon Ier fait partie des documents les plus emblématiques de l’histoire de France. Conservé dans l’Armoire de fer des Archives nationales depuis 1860, il sera exceptionnellement exposé du 4 mars au 29 juin 2026.


Sainte Hélène, le 5 mai 1821... À quelques heures de sa mort, Napoléon prononce cette ultime parole : « À la tête de l’armée ». À moins que ce ne soit : « France… mon fils… armée… » ? Sur ce dernier souffle, les témoignages divergent.
Ce qui est avéré, c’est que, quelques jours auparavant, il coucha sur le papier cette dernière volonté inscrite dans son testament : « Je désire que mes cendres reposent sur le bord de la Seine au milieu de ce peuple français que j’ai tant aimé ».
Une poignée de mots, passés à la postérité, pour un document composé de 58 pages par un homme gravement malade ; un document où toute l’histoire de sa vie réapparait.

La gloire pour principe de vie et de mort

De blessures au combat en attentats manqués, de pensées suicidaires en deuils éprouvés, durant plus de vingt ans, Napoléon est constamment et très directement confronté à la mort. Dans ses écrits, il tisse fréquemment un lien étroit entre la mort, la gloire, et la postérité, comme dans cet extrait de correspondance rédigé quelques jours après son sacre : « La mort n’est rien ; mais vivre vaincu et sans gloire, c’est mourir tous les jours ».
Durant les premières années de son exil à Sainte-Hélène, il n’œuvre pas uniquement à la rédaction de mémoires destinés à assurer la postérité de sa gloire. En effet, plusieurs textes, passés clandestinement en Angleterre et publiés anonymement, témoignent d’un Napoléon toujours combatif sur le terrain politique. En 1818, avec le Manuscrit de l’île d’Elbe, il traite notamment du caractère imprescriptible de la dignité impériale.

Mais, en mars 1819, lorsque lui parviennent les nouvelles du congrès d’Aix-La-Chapelle, il envisage de plus en plus sérieusement l’éventualité d’une mort en captivité. En août, peu avant son cinquantième anniversaire, il adresse à son grand maréchal du palais, le général Bertrand, ses premières dispositions testamentaires. Puis, pendant plus d’un an, il cultive littéralement son jardin de Longwood, délaissant l’encrier pour la bêche. Apprenant la mort de sa sœur Élisa, en décembre 1820 et son état de santé s’aggravant, il réclame à Bertrand le testament écrit l’année précédente.

Une succession longue et complexe


Très affaibli par la maladie, ce n’est finalement que quelques jours avant sa mort qu’il rédige, du 15 au 27 avril 1821, un nouveau testament olographe, recopié après l’avoir préalablement dicté à Montholon, son chambellan.
Près de quarante années séparent la rédaction de ce testament en 1821, de son entrée dans l’Armoire de fer des Archives nationales en 1860. Prendre connaissance des différentes phases de l’exécution testamentaire, c’est voir se succéder en toile de fond quatre régimes politiques.
Ce manuscrit porte littéralement les marques d’une succession longue et complexe, des différents acteurs y ayant pris part, et témoigne des relations diplomatiques entretenues avec l’Angleterre au milieu du XIXe siècle.

Mise en ligne 25 janvier

Clair-obscur

4 mars > 31 août


À l'appui d'une vingtaine d'artistes modernes et contemporains de la Collection Pinault, l'exposition « Clair-obscur » traverse, de l'obscurité à la lumière, l'héritage du chiaroscuro qui résonne avec le temps présent. Le musée se métamorphose en un paysage à la fois luministe et crépusculaire, et immerge le visiteur dans une réflexion entre visible et invisible, où s’expriment la matérialité de la lumière et les zones d’ombre de l’inconscient.

« Le contemporain est celui qui fixe le regard sur son temps pour en percevoir non les lumières, mais l’obscurité. Tous les temps sont obscurs pour ceux qui en éprouvent la contemporanéité. Le contemporain est donc celui qui sait voir cette obscurité, qui est en mesure d’écrire en trempant la plume dans les ténèbres du présent ». 

Mais que signifie « voir les ténèbres », « percevoir l’obscurité », s’interroge le philosophe italien Giorgio Agamben ? À la Bourse de Commerce, l’exposition « Clair-obscur » explore cette réflexion à partir d’œuvres d’artistes de la Collection Pinault qui, de l’art moderne à aujourd’hui, se sont détournés des scintillements factices du monde pour en sonder les zones d’ombre qui se conjuguent parfois aux éclats de lumière et viennent ainsi éclairer le temps présent. 

Le musée se métamorphose en un paysage luministe et crépusculaire, où les œuvres souvent immersives se dévoilent dans un jeu d’ombres et de lumières. « Clair-obscur » emprunte ainsi son titre aux contrastes du fameux chiaroscuro, qui s’invite dans la peinture depuis le 16e siècle, dans le maniérisme et l’âge baroque, à l’image de l’œuvre du Caravage qui en intensifie l’usage, plongeant le monde terrestre dans l’obscurité, alors que des rayons de lumière accentuent la tension dramatique et les enjeux spirituels sous-jacents à l’œuvre. Son influence se fait sentir dans l’œuvre de Victor Man dont un ensemble d’œuvres sera présenté et la poétique de Bill Viola, dont deux pièces majeures appartenant à la Collection Pinault seront exposées, qui s’inspire des maîtres anciens pour faire advenir des corps émergeant de l’ombre dans une temporalité ralentie. 

Dans l’exposition, la peinture et l’art tout entier n’auront alors de cesse de conjuguer l’ombre et la lumière. Le clair-obscur n’est donc pas seulement une technique picturale du passé: il est un langage visuel qui traverse les siècles et se renouvelle sans cesse, révélant toute la part d’obscurité de l’homme et du monde. Il donne sa tonalité à tout un pan de la création, un ressort narratif, un principe philosophique. Il exprime à la fois la matérialité de la lumière et les zones d’ombre de l’inconscient, transformant notre rapport au visible et à l’invisible. Dans la Rotonde, sous le dôme zénithal du musée, le chef-d’œuvre de Pierre Huyghe, Camata (2024), s’ancre, après sa présentation dans l’exposition « Liminal » à la Punta della Dogana à Venise, dans cette scène circulaire qui se meut alors en amphithéâtre hors du temps. Ici se déploie le rituel métaphysique filmé par l’artiste dans l’immensité du désert d’Atacama au Chili. 

En parallèle, les vingt-quatre vitrines du Passage de la Bourse de Commerce, accueillent une carte blanche à Laura Lamiel qui expose un corpus d’œuvres spécifiquement imaginées pour cette présentation. Ses installations où la couleur et la lumière jouent un rôle essentiel, s’inspirent autant de la psychanalyse que de la cosmologie spirituelle et s’appuient sur un répertoire de formes sensibles constituées d’objets trouvés, de collections et de certaines taxonomies de matériaux qui contrastent avec les surfaces immaculées de l’acier qu’elle éclaire avec des tubes fluorescents.

Commissariat: Emma Lavigne, directrice et conservatrice générale de la Collection Pinault

Mise en ligne 18 mars

Exposition AMOXTLI. Codex : Mémoires et patrimoine vivant

Du 5 mars au 15 avril

: Institut culturel du Mexique 119 rue Vieille du Temple  Paris 3e


Dans le cadre du bicentenaire des relations diplomatiques entre le Mexique et la France, et à l’initiative de la Bibliothèque nationale d’anthropologie et d’histoire (BNAH), l’Institut culturel du Mexique présente AMOXTLI. Codex : Mémoires et patrimoine vivant, une exposition consacrée aux codex mexicains et à leur résonance dans la création contemporaine.


Réalisés sur papier amate, fibres d’agave, peau de daim ou textile de coton, les codex constituent les premiers manuscrits pictographiques mésoaméricains. Témoins matériels de systèmes de pensée complexes, ils remplissaient des fonctions calendaires, historiques, politiques, divinatoires et médicinales. Leur production, amorcée à l’époque préhispanique et poursuivie durant la période coloniale, reflète un savoir-faire sophistiqué et des processus d’hybridation culturelle.

L’exposition réunit une douzaine de codex en fac-similé — dont le Codex de Dresde, le Codex Mendoza et le Codex Zouche-Nuttall — et propose un dialogue avec les œuvres de trois artistes mexicains contemporains : Monica Munoz Cid, Filogonio Naxin et Antinea Jimena Perez-Castro, où gravure monumentale, peinture visionnaire et pratique transdisciplinaire viennent explorer la mémoire, l’identité et la transformation des héritages culturels.

AMOXTLI révèle ainsi le codex comme patrimoine vivant, source d’inspiration et terrain d’expérimentation contemporaine.

Mise en ligne 11 mars

Exposition – Dessins du Seicento. L’Italie du XVIIe siècle, autour des collections du musée Condé

Du 7 mars au 14 juin


Découvrez dessins, gravures et œuvres de maîtres et collectionneurs italiens, récemment réattribuées !

L’intégralité d’un fonds pour la première fois présenté

Avant d’accueillir en juin les collections de Caroline Murat, reine de Naples, en mars les collections d’arts graphiques du XVIIe siècle, dit en Italie le Seicento, seront exposées pour la première fois, et dans leur intégralité. L’exposition inclura plus de cinquante oeuvres, dont la moitié appartiennent au musée Condé. Elles font la part belle aux grands maîtres, formant un noyau qui résonne avec les grands formats présentés dans la Galerie de Peinture, du Baroche à Guerchin, en passant par le Dominiquin.

Une collection variée

La collection présente la plupart du temps une seule œuvre par artiste, dûment sélectionnée pour son importance et son originalité. Elle s’étend du maniérisme tardif au classicisme principalement bolonais et romain, mais présente également quelques rares œuvres des écoles napolitaine et espagnole.


Des redécouvertes

Plusieurs dessins acquis comme appartenant aux écoles française ou flamande se sont avérés l’oeuvre d’Italiens influencés par les étrangers séjournant dans la péninsule au XVIIe siècle. Van Dyck a fait place à Giovanni Benedetto Castiglione, Poussin à Giacinto Gimignani ou encore Le Lorrain à Filippo Napoletano.

En outre, l’exposition inclut les oeuvres d’artistes dont le séjour italien ne forme qu’une étape d’une brillante carrière, mais contribue durablement à faire évoluer le style du foyer auquel ils s’attachent temporairement, tels le bourguignon Jacques Courtois ou le florentin Stefano della Bella.


Parmi les milliers de feuilles du duc d’Aumale : de rares et précieuses oeuvres

La collection de dessins italiens du XVIIe siècle dialoguera avec les gravures qui lui sont contemporaines et où l’on retrouve Carrache mais aussi Guido Reni ou Jusepe de Ribera.
Au sein d’un ensemble constitué au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, lorsque la tendance est à la redécouverte et à l’étude des maîtres de la Renaissance et qu’elle se couple à Chantilly d’une volonté d’illustrer par l’art les gloires historiques de l’Ancien Régime, la place réservée au baroque italien dans les collections est évidemment minoritaire.

Le corpus des gravures et dessins italiens du XVIIe siècle est formé de rares exemplaires au sein d’un fonds de plusieurs milliers de feuilles. Cependant, chaque oeuvre se distingue par sa grande qualité, sa rareté et souvent par un historique prestigieux.

Des ensembles reconstitués

Près de la moitié des oeuvres présentées seront empruntées à différentes institutions ou collections privées, afin de reconstituer plusieurs ensembles et d’illustrer de récentes redécouvertes, autour des cycles décoratifs du florentin Bernardino Poccetti ou encore des débuts du romain Giovanni Baglione, grand rival de Caravage.

L’œil du collectionneur, d’hier à aujourd’hui

Plusieurs collectionneurs historiques mis en lumière par des études récentes sont généreusement représentés dans le fonds du musée Condé, au premier rang desquels Pierre-Jean Mariette, suivi par Dominique-Vivant Denon. On croise également le peintre anglais Peter Lely, le marquis de Lagoy, ou encore Jean Gigoux, à la vente duquel le duc d’Aumale remporta plusieurs chefs-d’oeuvre.

Les collectionneurs d’aujourd’hui seront également mis à l’honneur avec plusieurs prêts exceptionnels dévoilant des dessins inédits conservés en mains privées, complétant le voyage dans les différents foyers de création de l’Italie du XVIIe siècle qui se déploiera dans les cinq salles du cabinet d’arts graphiques qui porte désormais le nom du Prince Amyn Aga Khan.

Une importante campagne de restauration de l’intégration du fonds

Dans le cadre de la préparation de l’exposition, le musée Condé a engagé avec Karine Stragier, des ateliers Saint Martin, une importante campagne de conservation préventive et de restauration de la totalité du fonds du musée Condé qui sera présenté.
La mise au jour d’anciens montages, souvent réalisés à la main et datant du XVIIIe voire du XVIIe siècle, la redécouverte d’inscriptions cachées comme de filigranes, a permis d’affiner l’historique et parfois même la paternité de plusieurs oeuvres.

Commissariat Ulysse Jardat, conservateur du patrimoine au musée Condé.



Mise en ligne 11 mars

Licornes ! 

Du 10 mars au 12 juillet 2026

Vous pensez tout savoir sur la licorne ? Omniprésente dans la culture populaire contemporaine, la licorne a traversé les siècles et les continents. Et pourtant, cet animal fantastique reste encore plein de mystères. 

Connue depuis l’Antiquité, il faut attendre la période moderne pour que son existence soit remise en cause. Elle ne disparaît pas pour autant de l'imaginaire collectif. Figure de pureté ou de l'amant délaissé, elle peut aussi se révéler dangereuse et menaçante, comme dans certaines représentations médiévales. Gage de chance dans la culture asiatique, elle est recherchée en Europe pour ses vertus médicinales. Sa corne, en particulier, est réputée purificatrice. Aujourd'hui encore, la licorne fascine et peuple la littérature fantastique comme les univers enfantins. Elle revêt des significations variées, évocatrice de singularité quand elle est brandie en étendard des différences de genre, ou de succès dans le monde des start-up. 

Une exposition du Museum Barberini, Potsdam et du musée de Cluny - musée national du Moyen Âge, Paris, en collaboration avec le GrandPalaisRmn. 

Consultez le dossier de presse de l'exposition ici

Mise en ligne 11 mars

La mode du 18e siècle. Un héritage fantasmé

Du 14.03 au 12.07.2026


Le Palais Galliera dévoile l’exposition La mode du 18e siècle. Un héritage fantasmé qui présente les caractéristiques de la mode féminine au siècle des Lumières et ses nombreuses réinterprétations à travers l’histoire de la mode jusqu’à aujourd’hui. Souvent perçu comme un siècle lointain, voire poussiéreux, le 18e siècle constitue pourtant une étape majeure dans l’évolution des apparences féminines qui influencent encore à ce jour le monde de la mode et la culture populaire.

Marqué par une effervescence créative sans précédent, le 18e siècle se distingue par la diversité des silhouettes, la richesse des étoffes et l’exubérance des parures ainsi que des coiffures. Il signe également la fin d’un modèle vestimentaire féminin hérité des siècles précédents, ouvrant la voie à une nouvelle conception du corps et de l’apparence.

Dès le Second Empire, la mode féminine puise largement dans l’esthétique du siècle des Lumières, qui devient une source d’inspiration majeure. Dans un contexte de bouleversements politiques et sociaux, le 18e siècle apparaît comme un monde d’élégance et un paradis perdu qui suscitent une forte nostalgie.

Après la Seconde Guerre mondiale, la couture française, en recherche de légitimation pour s’imposer sur le marché international, se tourne à nouveau vers les savoir-faire du luxe développés au 18e siècle. La diffusion massive des images par la presse, le cinéma et les arts du divertissement transforme cet héritage en un code visuel immédiatement identifiable par la culture populaire.

Progressivement, la mode du 18e siècle n’est plus uniquement une référence historique mais devient une esthétique à part entière. L’exposition propose ainsi une réflexion sur la manière dont la mode et la mémoire collective façonnent, transforment et projettent ce passé pour en faire un récit esthétique, culturel et symbolique encore vivant. Sans cesse réinventé et idéalisé, le 18e siècle rentre en résonance avec les aspirations de chaque époque. Aujourd’hui, cette esthétique flirte avec les univers kitsch, camp et queer.

Riche de plus de soixante-dix silhouettes, accompagnées d’accessoires de mode, de textiles, d’arts graphiques et de photographies, l’exposition met en avant des chefs-d’œuvre comme le corset de la reine Marie-Antoinette, exceptionnellement présenté au public en raison de sa grande fragilité. Le parcours confronte des silhouettes du 18e siècle avec celles des siècles suivants, dont des tenues iconiques de la création contemporaine des collections de Chanel, Christian Dior, Louis Vuitton, Christian Lacroix, Vivienne Westwood, Dries van Noten… À travers trois siècles de création, le Palais Galliera révèle à quel point la mode du 18e siècle a été réinterprétée, entre héritage historique, fantasmes esthétiques et liberté créative.

Mise en ligne 11 mars

Renoir dessinateur

Du 17 mars au 05 juillet 2026


Coorganisée avec la Morgan Library & Museum, cette exposition, la première dédiée aux œuvres sur papier de Renoir, mettra en lumière l’importance des techniques graphiques dans l’évolution de son art. Elle dévoile aussi les liens intimes entre ses peintures et ses dessins, particulièrement à partir des années 1880, quand Renoir s’éloigne de l’impressionnisme mais continue de se réinventer.

Si les peintures de Renoir figurent toujours au nombre des icônes de l’impressionnisme, ses œuvres sur papier (dessins, aquarelles, pastels…) n’ont pas fait l’objet, jusqu’à ce jour, de la même attention. Il est vrai que l’artiste, reconnu avant tout comme un très grand peintre et coloriste, a longtemps souffert d’une réputation de piètre dessinateur. ll est vrai aussi que le corpus de ses œuvres graphiques est réduit (Renoir a sans doute détruit beaucoup de ses dessins) et hétérogène, comprenant aussi bien des croquis, des études pour des compositions peintes, des grands calques, des « notations » sur le motif à l’aquarelle, de véritables portraits au pastel, signés, exposés et vendus à des amateurs, des projets d’estampes ou d’illustrations, etc. Pourtant, le dessin joua un rôle déterminant dans le développement de l’art de Renoir, de ses premiers exercices d’étudiant dans les années 1850-1860 à ses dernières recherches les plus modernes des années 1910.

Ainsi, pour certaines œuvres, comme Les Baigneuses. Essai de peinture décorative ou encore Maternité, il multiplie les études pour arriver à la forme parfaite, ce que commentera Berthe Morisot : 

« [Renoir] est un dessinateur de première force ; toutes ces études préparatoires pour un tableau seraient curieuses à montrer au public qui s’imagine généralement que les impressionnistes travaillent avec la plus grande désinvolture. » (Berthe Morisot)

L’exposition, qui présentera une centaine d’œuvres venues du monde entier, dont des feuilles jamais vues auparavant et aussi plusieurs peintures, est pensée comme une plongée dans l’intimité du processus créatif de l’artiste, au plus près de ses recherches sur la lumière, la forme et la couleur.

Elle sera aussi l’occasion d’admirer l’aisance insoupçonnée et la grande liberté avec laquelle l’artiste a abordé des techniques très variées : dessins à la mine de plomb, au crayon Conté, au fusain, à la plume et à l’encre (noire ou rouge), pastels, aquarelles et gouaches, etc. Une place particulière sera donnée à la technique de la sanguine, qui, pour un certain nombre de raisons (souplesse et épaisseur du trait, couleur rouge en lien avec la représentation de la chair et du nu, références aux maîtres du XVIIIe siècle que Renoir admire, etc.), devient le matériau de prédilection de l’artiste à partir des années 1880.

Au début du XXe siècle, ces œuvres suscitent l’admiration de nombreux artistes, parmi lesquels Bonnard (« Bonnard parle avec une modestie sans feinte […] du dessin de Renoir où il se croit incapable d’atteindre », écrit Thadée Natanson) ou Picasso, qui fut le propriétaire d’une des sanguines les plus spectaculaires de Renoir. présentée en conclusion de l’exposition. Gauguin, lui, eu cette formule : « Un peintre qui n’a jamais su dessiner mais qui dessine bien, c’est Renoir », faisant sans doute la distinction entre le dessin comme technique académique, que Renoir a peu pratiqué, et le dessin comme sens de la forme et de la structure des œuvres, dont Renoir s’est révélé un maître.

Commissariat

  • Paul Perrin, conservateur en chef et directeur de la conservation et des collections, musée d’Orsay ;
  • Colin B. Bailey, Katharine J. Rayner Director, Morgan Library & Museum, New York ;
  • Anne Distel, conservatrice générale honoraire du patrimoine, musée d’Orsay ;
  • Sarah Lees, Research Associate to the Director à la Morgan Library and Museum, New York ;
  • Cloé Viala, chargée d’études documentaires au musée d’Orsay.


Mise en ligne 11 mars

Renoir et l'amour
La modernité heureuse (1865-1885)

Du 17 mars au 19 juillet 2026


Les tableaux colorés et joyeux d’Auguste Renoir, son iconographie des guinguettes et des bals publics, ont fait de lui un « peintre du bonheur ». Cette réputation a parfois conduit à le marginaliser parmi les grands peintres de la modernité, au motif que celle-ci ne saurait être que mélancolique ou ironique, désabusée ou désenchantée. Son œuvre propose pourtant une réflexion originale sur la modernité, placée sous le signe de l’amour, entendu à la fois comme force régissant les relations humaines et comme sentiment guidant le regard de l’artiste sur ses modèles, sur le monde et sur la peinture elle-même.

« Je sais bien qu’il est difficile de faire admettre qu’une peinture puisse être de la très grande peinture en restant joyeuse » (Auguste Renoir.)


À l’occasion des cent cinquante ans du Bal du moulin de la Galette (1876), chef-d’œuvre des collections impressionnistes du musée d’Orsay, cette exposition réunit pour la première fois ce corpus majeur des « scènes de la vie moderne » – tableaux à plusieurs figures représentant des sujets contemporains (distincts des portraits et des paysages) – réalisés par Renoir au cours des vingt premières années de sa carrière (1865-1885). Durant cette période, il participe à l’invention collective d’une « Nouvelle peinture » aux côtés de Manet, Monet, Morisot, Degas ou Caillebotte. Il se distingue toutefois de ses amis impressionnistes par son sens singulier de l’empathie et sa capacité d’émerveillement, ne choisissant que des sujets heureux et en mettant toujours en valeur ses modèles. Ce regard « amoureux » se manifeste par un goût prononcé pour les liens – dans ses motifs (conversations, repas, danse…) comme dans sa manière de peindre, attentive à tout ce qui peut contribuer à un sentiment d’unité (gestes des personnages, lumière enveloppante, équilibre des couleurs, touches fluides et esquissées qui fondent les objets les uns dans les autres).

L’exposition met aussi en évidence la prédilection de Renoir pour la représentation du jeune couple mais entend déconstruire une idée reçue qui voudrait que sa peinture soit « sentimentale ». Au contraire, elle évite l’expression trop directe des émotions, la narration romanesque, tout autant que les mises en scène érotiques. Admirateur des peintres français du XVIIIe siècle (Watteau, Boucher, Fragonard), Renoir fait renaître une atmosphère de « fêtes galantes » et promeut une forme de liberté de mœurs et d’égalité entre les sexes dans le Paris de la fin du Second Empire et des débuts de la IIIe République. Ce choix doit être compris à la lumière de la biographie de l’artiste impressionniste, qui mène alors une « vie de bohême » marquée par des relations considérées alors comme « illégitimes », et replacée dans le contexte du XIXe siècle marqué par le mariage et les normes bourgeoises, la morale religieuse, la place importante de la prostitution et de très fortes inégalités entre les hommes et les femmes. Dans ce cadre, les grands formats de Renoir consacrés au couple heureux, à la « camaraderie » (selon le mot de son ami Rivière) et à la convivialité, apparaissent comme autant de manifestes contre la violence des rapports entre les sexes, les antagonismes de classe et la solitude croissante de la vie urbaine.

Coorganisée avec la National Gallery de Londres et le Museum of Fine Arts de Boston, cette exposition offre un regard renouvelé sur des tableaux si célèbres qu’il est devenu difficile d’en percevoir aujourd’hui toute la nouveauté. Pour la première fois depuis 1985 – date de la dernière rétrospective Renoir organisée à Paris – une exposition rassemble un ensemble resserré mais significatif d’œuvres (environ cinquante peintures) de la première partie de la carrière de l’artiste, parmi lesquelles ses plus grands chefs-d’œuvre : de La Grenouillère (1869, Stockholm, Nationalmuseum) aux Parapluies (1881-1885, Londres, The National Gallery), en passant par La Promenade (1870, Los Angeles, The J. Paul Getty Museum), la Danse à Bouvigal (1883, Boston, Museum of Fine Arts) et Le Déjeuner des canotiers (1880-1881) très exceptionnellement prêté par la Phillips Collection de Washington.

Commissariat

  • Paul Perrin, conservateur en chef et directeur de la conservation et des collections, musée d’Orsay ;
  • Christopher Riopelle, Neil Westreich Curator of Post 1800 Paintings, National Gallery, Londres ;
  • Chiara di Stefano, Associate curator of Post 1800 Paintings at the National Gallery, Londres ;
  • Katie Hanson, William and Ann Elfers Curator of Paintings, Art of Europe, Museum of Fine Arts, Boston ;
  • Avec la collaboration de
  • Lucie Lachenal-Tabellet, chargée d’études documentaires au musée d’Orsay.

Mise en ligne 11 mars

1913-1923 : l'esprit du temps

Paris célèbre les arts d'Afrique et d'Océanie

17 mars2026 20 sept.2026


Le début du 20e siècle marque l’introduction des arts africains et océaniens à Paris. Ces objets, d’abord perçus comme ethnographiques, sont progressivement reconnus comme des oeuvres d’art à part entière, un tournant majeur dans l’histoire de l’art occidental.

Les marchands, Paul Guillaume, Joseph Brummer et Charles Vignier, ainsi que les intellectuels, poètes et écrivains comme Guillaume Apollinaire, artistes avant-gardistes comme Vlaminck, Derain, Matisse et Picasso, sont au coeur de ce mouvement. Leur engagement a permis de faire évoluer la perception occidentale de ces objets, longtemps ignorés, en véritables pièces artistiques.

À travers des documents d’archives, des photographies et des sculptures d’Afrique et d’Océanie, 1913-1923 : l’esprit du temps met en lumière des expositions emblématiques comme celles de la galerie Levesque (1913), de Lyre et Palette (1916), de la galerie Devambez (1919) ou du Pavillon de Marsan du Louvre (1923).

En retraçant l’histoire de la réception de ces arts, l’exposition permet d’évoquer l’atmosphère stimulante du quartier Montparnasse et révèle une décennie historique, à l’origine de l’émergence d’un nouveau segment du marché de l’art international.

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Mise en ligne 19 mars

K-Beauty. Beauté coréenne, histoire d'un phénomène

18 mars - 6 juillet 2026


Puissance culturelle majeure, la Corée du Sud modèle désormais les tendances et inspire une génération globalisée. Au sommet de cette vague, la K-Beauty impose une approche holistique de la beauté, typiquement coréenne, et établit une véritable esthétique. Dépassant la simple cosmétique, elle forge de nouvelles normes ainsi qu’une imagerie marquante et singulière.

Réunissant des chefs-d’œuvre issus des collections du musée Guimet et de grandes institutions sud-coréennes (peintures, photos, publicités, robes et accessoires de beauté du 18e siècle à nos jours) l’exposition « K-Beauty » en décrypte les codes et montre comment ceux-ci s’inscrivent dans une tradition séculaire, entre équilibre et vertu, naturel et sophistication.

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Mise en ligne 19 mars

Du 18 mars 2026 au 19 juillet 2026

Visages d'artistes

De Gustave Courbet à Annette Messager


En présentant une large sélection d’oeuvres du XIXe siècle mêlant peintures, sculptures, arts graphiques, photographies et arts décoratifs, le musée pose un regard neuf sur certains de ses chefs-d’oeuvre les plus connus et propose au public de redécouvrir des oeuvres rarement présentées. L’exposition interroge la fonction du portrait d’artiste, exercice d’admiration et d’amitié, reflet d’une filiation artistique ou au contraire de critiques ironiques.

Des « portraits d’ateliers », mises en scène fascinantes d’intérieurs savamment arrangés, présentent le creuset de la création et incarnent le lieu de nouvelles sociabilités. L’exposition est aussi l’occasion de lire en creux l’histoire des collections du musée, constituées grâce au soutien fervent des artistes et de leurs familles qui offrirent avec générosité de nombreuses effigies de leurs proches.

En contrepoint, le Petit Palais présente une dizaine de femmes artistes travaillant aujourd’hui à Paris, qui interrogent le genre du portrait, entre tradition et modernité. En dialogue avec les collections, leurs oeuvres forment un écho ou se distinguent par leur singularité. De générations différentes, ces femmes ont contribué à modifier l’imaginaire lié au portrait d’artiste en s’appuyant sur l’altérité de leurs expériences. À la fois quête de soi et manifeste esthétique, leurs portraits laissent place à une nouvelle affirmation de l’artiste : «je suis mon oeuvre». Peinture, sculpture, photographie, le portrait d’artiste éclaire les enjeux contemporains autour de l’identité de genre et des combats féministes.

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Mise en ligne 19 mars

Adya & Otto van Rees. Au cœur des avant-gardes

Exposition du 20 mars au 13 septembre 2026


Le musée de Montmartre a l’honneur de présenter, pour la première fois en France, une exposition rétrospective consacrée à Otto et Adya van Rees, figures majeures mais encore méconnues de l’avant-garde européenne du XXe siècle.

À travers un parcours chronologique, l’exposition met en lumière la richesse, la modernité et l’évolution de leurs oeuvres tout en analysant les influences croisées et le dialogue artistique fécond qui ont nourri leurs recherches. Elle est par ailleurs l’occasion de suivre l’itinéraire de vie d’Otto et d’Adya : celle d’un homme et d’une femme qui se sont aimés, celle de deux artistes qui se sont dévoués à l’art et dont le quotidien intime vient s’entrelacer, nourrir et habiter leur travail créatif, comme la naissance de leurs trois enfants ou la tragédie familiale qui les éprouve.

Originaires des Pays-Bas où ils se rencontrent, Otto van Rees (1884-1957) et Adya van Rees-Dutilh (1876-1959) s’installent à Montmartre, au Bateau-Lavoir, dès 1904. Ils y fréquentent Georges Braque, Kees van Dongen, Piet Mondrian et Pablo Picasso, au contact desquels s’élaborent les fondements de la modernité.

Leur trajectoire témoigne d’une recherche plastique ouverte et résolument internationale – comme en témoignent leur présence et contribution commune à la naissance du mouvement Dada à Zurich, à la fondation du groupe Cercle et Carré à Paris, ainsi que leurs nombreux déplacements en Europe. Leur démarche révèle une grande liberté formelle, inscrite au cœur des avant-gardes européennes.

À travers une centaine d’œuvres issues de collections publiques et privées françaises, suisses et néerlandaises – peintures, arts graphiques, broderies, sculptures, projets d’arts décoratifs et créations familiales plus intimes – l’exposition suit l’itinéraire de vie du couple et retrace l’évolution de leurs parcours artistiques respectifs, du divisionnisme au cubisme en passant par le cloisonnisme, jusqu’aux formes les plus abouties de l’abstraction.

Offrant une découverte majeure de leurs œuvres, trop longtemps restés dans l’ombre, cette exposition a vocation à réhabiliter la contribution audacieuse et expérimentale d’Otto et Adya van Rees, et met en lumière la place qu’ils occupent chacun dans l’histoire de l’art moderne.

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Mise en ligne 19 mars

Exposition Cartes Imaginaires. Inventer des mondes

24 mar. 2026 Until     19 juil. 2026

François-Mitterrand Galerie 2


Cette exposition invite les visiteurs à un voyage aux frontières du réel et de la fiction, à la découverte des liens entre cartographie et imaginaire. Car si les cartes tracent d’ordinaire les contours de terres connues, elles donnent également forme à des territoires imaginaires qui prolongent, interprètent ou personnalisent le monde réel.

    Passant du paradis terrestre à l’Atlantide, de l’Eldorado au monde de Narnia et des territoires de Game of Thrones à ceux de Final Fantasy, les visiteurs découvrent de nombreux chefs-d’œuvre cartographiques conservés au département des Cartes et plans de la BnF, ainsi que des prêts majeurs du musée Guimet, de la British Library, de la Bibliothèque bodléienne d’Oxford, de la Bibliothèque royale de Belgique et de la Bibliothèque apostolique Vaticane. Ainsi rassemblées, ces pièces d’exception font dialoguer différents espaces-temps, suscitant la réflexion, l’amusement ou la rêverie, et rappellent qu’il est nécessaire d’imaginer le monde pour pouvoir le représenter.

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Mise en ligne 19 mars

Matisse 1941 – 1954

24 mars - 26 juillet 2026


Dans la lumière éclatante de ses dernières années, Matisse invente un nouveau langage : celui des formes découpées et de la couleur pure. Plus de 300 peintures, dessins, livres et gouaches découpées retracent, entre 1941 et 1954, le parcours d’un artiste libre et en perpétuel mouvement.

L’exposition Matisse. 1941–1954 éclaire les dernières années de la carrière d’Henri Matisse, entre 1941 et 1954, à travers plus de 300 œuvres, peintures, dessins, gouaches découpées, livres illustrés, textiles et vitraux, issues de la collection du Centre Pompidou et de prêts internationaux majeurs. Elle révèle la dimension pluridisciplinaire de sa pratique pendant cette période tout en réunissant un ensemble exceptionnel de gouaches découpées. 

À près de 80 ans, Matisse se réinvente avec la gouache découpée, un médium qu’il érige en langage plastique autonome, libre et capable d’atteindre l’universel par sa simplicité. Adaptée à la fois à la reproduction et aux commandes monumentales, cette technique lui permet d’exprimer pleinement la dimension décorative de son art. 



L’exposition montre combien la peinture reste au cœur de sa démarche, loin d’être supplantée par les découpages : elle se déploie au contraire avec toujours plus d’espace, d’intensité et de couleur. Parmi les ensembles essentiels réunis dans le parcours figurent la magistrale et ultime série des Intérieurs de Vence de 1947-1948, l’album Jazz, les séries des Thèmes et variations ainsi que les dessins à l’encre au pinceau ; les principaux éléments du programme de la Chapelle de Vence ; les panneaux monumentaux de La Gerbe et des Acanthes, et en point d’orgue, exceptionnellement réunis, les grandes figures en gouaches découpées : La Tristesse du roi, Zulma, La Danseuse créole et les célèbres Nus bleus. 

Imaginée comme une traversée de l’univers du peintre, l’exposition restitue l’atmosphère vibrante de son atelier, en constante métamorphose. Une invitation à découvrir ce "jardin" florissant de Matisse, salle après salle.

Mise en ligne 26 février

24 mars => 23 août 2026

Byblos, cité millénaire du Liban


Plongez dans l’histoire du premier port maritime international au monde : Byblos, qui joua un rôle clé dans l’histoire méditerranéenne, relia de haute Antiquité la côte libanaise à l’Égypte, la Mésopotamie et le monde égéen, noua des liens uniques avec les pharaons et joua un rôle majeur dans la diffusion de l’alphabet phénicien.


Obélisque d’Abishemou, mosaïque de l’enlèvement d’Europe… : 400 pièces d’exception, déployées dans une scénographie spectaculaire, vous immergent dans l’épopée de cette cité parmi les plus anciennes du Liban, classée sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. Une histoire qui débuta il y a plus de 8900 ans et dont les protagonistes sont des navigateurs et des marchands, des rois et des pharaons. À découvrir en exclusivité : les dernières découvertes du port antique et le fruit des fouilles les plus récentes, ayant mis au jour la porte Sud de la ville et une nécropole de l’Âge du bronze parvenue, fait exceptionnel, intacte jusqu’à nous. 

De la pêche au commerce international 

Byblos est le meilleur témoin de l’urbanisation de la région, qui débute dès le début du IIIe millénaire avant notre ère. Le site atteste d’une occupation humaine et d’aménagements ininterrompus depuis les premières installations d’une communauté de pêcheurs, il y a 9000 ans, jusqu’à nos jours. La ville de l'Âge du Bronze est au cœur de l’exposition ; c’est l’un des premiers et plus impressionnants exemples de cité-État dans le monde méditerranéen. Mais le visiteur est aussi invité à découvrir les Byblos phénicienne, hellénistique, romaine, et enfin le témoignage de ceux qui habitent, aujourd’hui encore, le cœur battant de la ville historique médiévale. Byblos est implantée sur un promontoire surplombant la Méditerranée, à 40 km au nord de l’actuelle Beyrouth. À partir de 3200 av. notre ère, elle devient l’un des ports principaux de la Méditerranée et le restera pendant plus de 2000 ans. La cité doit ce statut à la relation unique qu’elle a notamment nouée avec les pharaons d’Égypte autour du commerce du cèdre. Byblos est en effet située au pied des grandes forêts de cèdre, dont le bois est recherché dès la plus haute Antiquité pour la construction et pour les senteurs qu’il exhale, et dont la résine est utilisée pour la momification. 

Trésors des rois et des temples 

Les trésors découverts dans la nécropole royale et les temples de la cité du début du IIe millénaire av. J.-C. constituent l’un des temps forts de l’exposition. Elle en présente une sélection, provenant des tombes des rois de Byblos Abi-Shemou et Yapi-Shemou-Abi : vaisselle d’or et d’argent, parures en or incrustées de pierres semi-précieuses, miroirs, armes d’apparat... Beaucoup de ces pièces dénotent une forte influence égyptienne ; certaines proviennent mêmes directement d’Égypte, cadeaux des pharaons Amenemhat III et IV. Les dépôts votifs du Temple aux obélisques ne sont pas moins riches : figurines de faïence, haches fenestrées en or et en argent, poignards d’apparat, bijoux... accompagnent le cortège impressionnant des centaines de figurines humaines en bronze, parfois plaquées d’or. 

Une nécropole intacte 

Le site de Byblos, exploré dès le XIXe siècle par Ernest Renan, conserve encore de nombreux secrets, dont certains viennent d’être percés à jour et sont pour la première fois présentés au public, faisant l’objet de sections centrales de l’exposition : la découverte récente et unique d’une nécropole de la classe supérieure et des élites de la ville de l’Âge du Bronze Moyen (vers 1800 av. notre ère), restée intégralement intacte, fait rarissime dans la région, est un des éléments centraux de l’exposition. Depuis 2019, cette nécropole fait l'objet de fouilles archéologiques dans le cadre d'une coopération entre la Direction Générale des Antiquités du Liban et le département des Antiquités orientales du musée du Louvre.
Cette présentation permet de découvrir la campagne de fouilles et des artefacts mis au jour, qui ont d’ores et déjà bouleversé la compréhension de l’organisation sociale et économique de cette emblématique cité maritime. 

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Mise en ligne 19 mars

Henri Rousseau, l’ambition de la peinture

Du 25 mars au 20 juillet 2026


Le musée de l’Orangerie organise, en collaboration avec la Fondation Barnes à Philadelphie, une exposition monographique autour du peintre Henri Rousseau, rassemblant des prêts majeurs d’institutions internationales. Cette coproduction a été inaugurée en octobre 2025 à Philadelphie, puis sera présentée au musée de l’Orangerie du 25 mars au 20 juillet 2026.
À cette occasion, le musée de l’Orangerie sera le premier à bénéficier de prêts issus de la collection de la Fondation Barnes, réunissant de manière inédite un important corpus d’œuvres d’Henri Rousseau passé entre les mains du marchand Paul Guillaume.

Cette collaboration s’impose comme une évidence dans l’histoire des deux institutions : Paul Guillaume, dont la collection constitue le cœur du musée de l'Orangerie, a été l’intermédiaire d’Albert Barnes pour l’achat de ses dix-huit peintures de Rousseau. Il a lui-même été un fervent collectionneur de l’artiste, ayant possédé jusqu’à cinquante œuvres de la main du peintre, si l’on en croit les albums documentaires conservés dans le fonds du musée. Neuf d’entre elles appartiennent aujourd’hui à la collection du musée de l’Orangerie, auxquelles s’ajoute une acquisition récente de deux petits portraits. L’exposition et son catalogue reviendront sur cette étroite collaboration entre le marchand parisien et le collectionneur américain, et plus largement sur le réseau de collectionneurs et de marchands dans lequel le peintre s’est inscrit de son vivant. Une cinquantaine d’œuvres seront présentées à cette occasion, issues des collections de ces deux institutions et de prêts d’œuvres clés d’institutions européennes et américaines, dont La Bohémienne endormie, chef-d’œuvre du Museum of Modern Art de New York.

Cette exposition revient sur la carrière d’Henri Rousseau (1844-1910), sa pratique picturale et ses ambitions professionnelles. Venu à Paris depuis sa Mayenne natale, il décide à l’âge de 49 ans de prendre sa retraite de l’octroi pour se consacrer entièrement à la peinture. L’artiste a su diversifier les genres et les techniques pour se faire une place sur la scène artistique parisienne : compositions envoyées au Salon des Indépendants, réponses à des commandes publiques pour orner les hôtels de ville d’Île-de-France, portraits commandés par son entourage, paysages destinés à la vente, ou encore autoportraits plus intimes. L’exposition entend dépasser les légendes entourant le nom du « Douanier Rousseau » pour étudier en profondeur son parcours artistique. Des sections thématiques permettront d’aborder la matérialité des œuvres et de les replacer dans le contexte du marché de l’art moderne auquel Paul Guillaume et Albert Barnes ont largement participé.

Faire dialoguer les deux plus importantes collections de l’artiste avec des œuvres majeures issues de collections publiques internationales est l’occasion d’étudier un large corpus sous l’angle de la matérialité. À ce titre, les récentes analyses scientifiques menées par la Fondation Barnes offrent un éclairage sur la pratique picturale de l’artiste. En parallèle, la collection de l’Orangerie a été étudiée par le Centre de Recherche et de Restauration des Musées de France (C2RMF), afin de compléter cet ensemble. Dans le parcours, un dispositif numérique permettra de valoriser ces analyses scientifiques, proposant au public d’entrer de façon plus concrète dans l’étude de la matérialité des œuvres et révélant le processus créatif de Rousseau.

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Mise en ligne 19 mars

Révéler le féminin. Mode et Apparences au XVIIIe siècle

Du 25 mars au 20 septembre 2026


Présentée au musée Cognacq-Jay en collaboration avec le Palais Galliera, l’exposition « Révéler le féminin. Mode et Apparences au XVIIIe siècle » propose une immersion dans l’univers fascinant des féminités au siècle des Lumières. 

Portraits, scènes galantes et pièces textiles historiques dialoguent pour explorer la diversité des représentations de la féminité telles qu’elles se déploient dans les mises en scène du XVIIIe siècle. L’exposition souligne l’essor d’un style français dont l’élégance séduit alors les cours et l’aristocratie européennes, révélant une histoire du costume à la fois ancrée dans une réalité matérielle et nourrie par l’imaginaire.
Au cœur de cette époque, la France s’impose comme le théâtre incontournable du raffinement et du prestige. Les artistes tels que Maurice Quentin de La Tour, Jean-Marc Nattier, Adélaïde Labille-Guiard, ou encore Élisabeth Vigée Le Brun excellent à traduire l’éclat des étoffes comme la profondeur des âmes, offrant à leurs modèles une aura de grâce et de pouvoir.
Le parcours de l’exposition, qui met en lumière ces œuvres virtuoses, s’enrichit de portraits marqués par une dimension psychologique nouvelle, où l’intimité et le naturel prennent une place centrale, sous l’influence anglaise. En parallèle, les pastorales de François Boucher et les fêtes galantes d’Antoine Watteau façonnent une féminité idéalisée et poétique.

Enfin, des photographies contemporaines de Steven Meisel, Esther Ségal, ou encore Valérie Belin, ainsi qu’une création Chanel par Karl Lagerfeld, suggèrent en contrepoint une réflexion sur la persistance des codes et l’héritage du XVIIIe siècle dans la mode actuelle, entre exigence sociale et imaginaire de la beauté.

Mise en ligne 19 février

Splendeurs du baroque

De Greco à Velázquez

Du 26 mars au 2 août 2026


Au printemps 2026, le Musée Jacquemart-André, en collaboration avec la Hispanic Society of America (New York), met à l’honneur l’art baroque hispanique. Elle vous offrira l’occasion d’admirer une quarantaine d’œuvres issues de la prestigieuse institution américaine et pour la première fois réunies en France, parmi lesquelles des peintures des grands maîtres du Siècle d’or tels que Velázquez, Greco et Zurbarán.

Une collection d'envergure

Fondée en 1904 par l’érudit et mécène américain Archer Milton Huntington (1870-1955), la Hispanic Society of America est la plus ancienne et importante institution muséale dédiée à l’étude et à la valorisation des arts et des cultures du monde hispanophone et lusophone hors de la péninsule ibérique. Animé d’une passion profonde pour l’Espagne et ses expressions artistiques et littéraires, Huntington constitua au fil de ses études et de ses voyages un ensemble remarquable de peintures, sculptures, manuscrits, pièces archéologiques et objets d’art, qu’il installa dans un écrin spécialement conçu dans le nord-ouest de Manhattan, à New York (Audubon Terrace). Voulue comme un lieu capable de « condenser l’âme de l’Espagne, au travers des œuvres de la main comme de l’esprit », selon les mots d’Huntington (1898), la Hispanic Society of America abrite aujourd’hui plus de 750 000 pièces, de l’Antiquité à l’époque contemporaine, couvrant plus de 35 pays et une grande variété de techniques et de mediums.

Le baroque hispanique

Au carrefour des influences italiennes et flamandes, mais également nourri par les découvertes et les échanges issus des territoires américains nouvellement conquis, l’art espagnol du Siècle d’or se caractérise par une richesse esthétique et thématique remarquable. Cette production constitue l’un des chapitres les plus singuliers de l’histoire artistique occidentale, bien que proportionnellement peu représentée dans les collections françaises. Des artistes venus de toute l’Europe, tels que Greco (1541-1614) ou Antonio Moro (v. 1520- v. 1577), participent au renouvellement de la peinture espagnole en lui insufflant innovation et vitalité. L’Espagne devient alors un terrain fertile pour l’épanouissement du style baroque. Ce terme, venant du portugais barroco, désignait à l’origine la forme d’une perle irrégulière et se caractérise, en art, par des formes foisonnantes, théâtrales et triomphantes, visant la séduction des sens. Francisco de Zurbarán, Juan Carreño de Miranda, Bartolomé Esteban Murillo ou encore Matteo Cerezo comptent parmi les maîtres de cette époque. La peinture espagnole excelle alors particulièrement dans les genres du portrait et des thématiques religieuses. Ces sujets religieux, imprégnés de l’esprit de la Contre-Réforme catholique, glorifient l’histoire, la dévotion et les dogmes sacrés dans une expression à la fois visuellement éloquente et intensément spirituelle. Le portrait espagnol est porté à son sommet par Velázquez, qui revitalise les anciennes formules au point de révolutionner le genre. Son Portrait de jeune fille (v. 1638-1642), présenté dans l’exposition, illustre parfaitement cette capacité à conférer une présence saisissante à ses modèles. Une œuvre de John Singer Sargent vient en contrepoint témoigner de l’influence durable de celui que Manet avait baptisé « le peintre des peintres ».

LE MONDE HISPANIQUE AU-DELÀ DE L’EUROPE

L’exposition comprend également des œuvres majeures d’artistes des XVIIe et XVIIIe siècles actifs ou originaires d’Amérique latine. Héritiers de la grande tradition picturale espagnole introduite après la conquête du « Nouveau Monde », ces peintres ont su marier apports occidentaux, techniques et traditions locales. Ce métissage a donné naissance à une production inédite et remarquable, encore très rarement montrée dans les musées français, dont l’exposition offrira une présentation précieuse.

Mise en ligne 10 mars

Lafayette entre France et Amérique. Histoire et légende

Du 01 avril au 14 juillet 2026


L’année 2026 marque à la fois le 250e anniversaire de la déclaration d’indépendance des États-Unis d’Amérique et le 200e anniversaire du Lafayette College. À cette occasion, les Archives nationales et le Lafayette College s’associent pour consacrer une exposition à Gilbert Du Motier de Lafayette (1757-1834). Un personnage adulé aux États-Unis,
controversé en France,
qui, tout au long de sa vie, joue un rôle de pont entre deux rives, entre deux cultures politiques.


Aux États-Unis, Lafayette est bien le « héros des deux mondes », une personnalité essentiellement positive de l’histoire nationale et célébrée comme telle de son vivant même. En France, le personnage est diversement apprécié pour son rôle dans les révolutions de 1789 et de 1830. Sa popularité et les jugements qu’ont portés sur lui ses contemporains puis l’historiographie ont beaucoup varié. Aujourd’hui encore, certains historiens restent très féroces à son encontre. Cette dichotomie si particulière à la célébrité de Lafayette est le fil conducteur de l’exposition présentée aux Archives nationales.

Un rôle politique de premier plan
Par sa longévité, Gilbert Du Motier de Lafayette traverse le temps des bouleversements et des révolutions. Fervent défenseur des libertés et de l’égalité, guidé par les idées des
Lumières, il joue un rôle de premier plan dans la vie politique. Il s’illustre dans la guerre d’Indépendance américaine (1777-1781), dans les débuts de la Révolution française
(1789-1792), dans la chute de Napoléon Ier (1815) et dans l’avènement de la monarchie de Juillet (1830). Au coeur de l’actualité pendant un demi-siècle, sa réputation suscite
la curiosité du public. Peu à peu Lafayette accède à la notoriété, une notoriété qu’il ne manque pas d’entretenir, lui qui fut toujours soucieux de la construction de son personnage. Mais une notoriété soumise à l’opinion publique qui en ce XVIIIe siècle fait irruption dans le jeu politique. Tandis qu’aux États-Unis il demeure un héros incontesté, en France, après une période d’enthousiasme, il va très vite être calomnié ; des campagnes de presse orchestrées par ses adversaires sapent sa popularité, des insinuations les plus malveillantes sont lancées au travers de publications, affiches et gravures souvent anonymes. Dans les caricatures qui se diffusent à l’automne 1791, Lafayette est la personnalité la plus représentée
(87 fois, contre 54 pour Louis XVI).

Lafayette ou l’invention de la célébrité  Ces phénomènes sociaux communs à la France et aux États-Unis marquent les transformations de l’espace public. Dans Figures publiques : l’invention de la célébrité (1750-1850), l’historien Antoine Lilti montre que « la culture de la célébrité telle que nous la connaissons, telle qu’elle a envahi nos journaux, nos écrans et nos imaginaires n’est pas une invention récente. Elle plonge ses racines au coeur du XVIIIe siècle ; elle est contemporaine [des] Lumières » (rééd. 2022, p. 7, éditions Fayard, Collection Pluriel). Tour à tour bénéficiaire et victime de l’opinion publique, Lafayette est, en ce sens, un « bon sujet », non seulement parce que sa notoriété enjambe les périodes
chronologiques traditionnelles et traverse l’Atlantique dans les deux sens, mais parce que la matière est très abondante. Lafayette a certes peu publié personnellement, mais il a laissé des écrits personnels édités après sa mort (1837-1838, 6 vol.). Occupant une place de premier plan dans l’actualité politique (Indépendance américaine, Révolution
française, Restauration, retour triomphal aux États-Unis, révolution de Juillet…), il reçoit des témoignages de reconnaissance publique (réceptions et banquets, dénominations
de rues, d’établissements d’enseignement, de navires) ; il est pris pour sujet de multiples œuvres d’art dessinées, peintes, sculptées ; il fait l’objet dès son vivant de nombreux
jugements dans les écrits de ses contemporains (Mirabeau, Napoléon, Germaine de Staël, Chateaubriand, Lamartine).

Goodies et « Lafayette-mania »
Tout au long de sa vie, Lafayette est l’objet de campagnes d’opinion orchestrées en sa faveur ou à son encontre. Du côté français, ces campagnes d’opinion hostiles ou enthousiastes passent par la production et la diffusion de nombreux objets fabriqués en série : livres imprimés, articles de presse, mais aussi poèmes, chansons, pièces de théâtre et surtout images (estampes louangeuses ou satiriques, jeux de cartes, calendriers, médailles, gardes de sabres, éventails, boutons d’habit, tabatières, vaisselle et verrerie à son effigie…). Du côté américain, la « Lafayette-mania » qui s’est déclarée lors de son voyage de 1824-1825 a donné lieu à l’édition de produits dérivés ou de goodies (châles de soie, gants de peau portant le portrait de Lafayette…). Cette forme de notoriété qui émerge entre les Lumières et l’âge romantique, cet attachement aux personnalités publiques, qu’elles soient adulées et controversées, et l’apparition de l’opinion publique dans le jeu politique sont les mécanismes qui ont fait de Lafayette une figure publique internationale.

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Mise en ligne 19 mars

LA MODE AU MOYEN ÂGE
(8 avril 2026 – 7 mars 2027)


L’aristocratie de la fin du Moyen Âge est l’instigatrice d’un renouvellement et d’une diversité des vêtements et des accessoires.
Ce sont là les prémices des phénomènes de mode tels que nous les connaissons aujourd’hui.
L’exposition rend compte, du bout des poulaines à la pointe du chaperon, de l’évolution de la silhouette à cette époque.

Autour de l’exposition :
Cycle de conférences, concerts, ateliers, visites guidées …
Programmation disponible début avril


Commissaire de l’exposition :

Nadège Gauffre Fayolle,
chercheuse indépendante, spécialiste du fait vestimentaire au Moyen Âge et membre de l’AFET

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Mise en ligne 19 mars

Lee Miller

Du 10 avril  au 02 août 2026


Du 10 avril au 2 août 2026, le Musée d’Art Moderne de Paris présente la plus importante rétrospective consacrée à Lee Miller en France depuis vingt ans.

Organisée à l’initiative de la Tate Britain et en collaboration avec l’Art Institute of Chicago, l’exposition réunit près de 250 tirages anciens et modernes, dont plusieurs inédits, et propose un nouveau regard sur l’œuvre de Lee Miller.

Figure essentielle de l’avant-garde internationale, Lee Miller (1907, Poughkeepsie, États-Unis – 1977, Chiddingly, Royaume-Uni) fut tour à tour mannequin, artiste surréaliste, portraitiste, photographe de mode et correspondante de guerre accréditée par l’armée américaine. Longtemps reléguée au rôle d’égérie, elle est aujourd’hui reconnue comme l’une des grandes photographes du XXème siècle.

L’exposition retrace l’ensemble de son parcours, de ses débuts à New York aux années de guerre en Europe, en passant par son séjour en Égypte et sa vie à Londres. Elle démontre la richesse d’une œuvre où cohabitent expérimentations formelles, audace visuelle et engagement politique.

Dix-huit ans après la dernière rétrospective française au Jeu de Paume, le Musée d’Art Moderne de Paris propose un parcours en six parties, mêlant approche chronologique et thématique. 

L’exposition s’ouvre sur un ensemble de portraits de Lee Miller réalisés par les plus grands photographes et cinéastes des années 1920 et 1930. Lee Miller s’impose comme une personnalité du New York de la fin des années 1920 à travers tout d’abord son activité de mannequin. Elle est l’un des modèles les plus recherchés par les magazines, figurant l’archétype de la femme moderne, émancipée et active. Lors de son séjour à Paris, ses liens avec les surréalistes la conduisent à jouer l’un des rôles principaux du premier film de Jean Cocteau, Le Sang d’un poète (1930-1932).

Le parcours se poursuit en examinant l’importance de son séjour parisien entre 1929 et 1932. Cette période est marquée par sa rencontre avec Man Ray, dont elle devient l’apprentie mais également la compagne. Leur intense collaboration explore la puissance érotique du médium photographique, et se matérialise notamment dans leur découverte conjointe de ce que Lee Miller appelait la « solarisation ». Également connue sous le nom d'effet Sabatier, la solarisation est une technique consistant à réexposer brièvement un tirage ou un négatif à la lumière pendant le traitement. Il en résulte une inversion partielle des tons de la photographie, créant un effet de halo onirique. Ce phénomène a été observé pour la première fois dans les années 1840, mais Man Ray et Lee Miller sont souvent considérés comme les premiers artistes à l'avoir utilisé de manière créative.

Lee Miller ouvre son propre studio et travaille comme photographe pour Vogue, affirmant ainsi son désir d’indépendance artistique. Ses photographies, singulières par leur goût pour les cadrages obliques et les rapprochements insolites, sont exposées dans les galeries parisiennes aux côtés des grands photographes de l'époque (Germaine Krull, Brassaï...).

Cette période très riche s’achève par son départ pour New York en 1932, où elle ouvre un nouveau studio. Sa première exposition personnelle est alors organisée par la galerie Julien Levy. Il n’y en aura pas d’autres de son vivant. Son activité de portraitiste, à laquelle deux sections sont dédiées, prend un véritable essor, et se poursuivra tout au long de sa vie. Elle reflète ses nombreux liens avec les milieux artistiques et littéraires.

En 1934, Lee Miller épouse l’homme d’affaire égyptien Aziz Eloui Bey et s’installe avec lui au Caire. Les photographies de cette période frappent par l’affirmation des motifs, des textures et des cadrages qui composent ses images. Loin de l’exploration de thèmes exotiques, Miller va davantage porter son attention vers les contrastes de matières et de formes, les changements de perceptions induits par les angles de prises de vues.

En 1937, la rencontre de Miller avec le peintre et poète surréaliste Roland Penrose l’éloigne progressivement de l’Égypte. Elle passe davantage de temps en Europe en compagnie de ses amis surréalistes. En 1939, au déclenchement de la guerre, elle choisit de rester à Londres et s’investit progressivement dans les publications du Vogue britannique en tant que photographe de mode. Cette section montre l’utilisation dans ses clichés des ruines et des bombardements de Londres. Elle participe par ailleurs à la publication en mai 1941 de l’ouvrage Grim Glory : Pictures of Britain Under Fire (Gloire lugubre, images de la Grande-Bretagne sous le feu), qui témoigne de la vie quotidienne pendant le Blitz en mêlant célébration patriotique et humour noir.

À l’hiver 1942, Miller est l’une des rares femmes photographes à obtenir une accréditation de correspondante de guerre par les États-Unis. Désormais, elle couvre directement le conflit et consacre de nombreux reportages aux femmes engagées dans la guerre : infirmières, membres de la défense anti-aérienne, aviatrices, qui paraissent aussi bien dans le Vogue britannique qu’américain.

Quelques semaines après le Débarquement de juin 1944, elle traverse la Manche pour suivre l’avancée des troupes alliées, et se trouve en première ligne sur le front, notamment lors de la libération de Saint-Malo. Ses photographies et ses articles dénoncent la violence du conflit. Le parcours montre la façon dont elle se distingue alors des reportages de guerre classiques, par le ton qu’elle emploie et son engagement très personnel. Son œil et sa sensibilité s’attachent davantage à des détails signifiants, qu’au théâtre des opérations militaires.

En avril 1945, aux côtés du photographe de Life David E. Scherman, Lee Miller se rend à Dachau et Buchenwald juste après la libération des camps. Accompagnés d’un article (Believe it – juin 1945), certains de ses clichés publiés dans Vogue font état de sa sidération. Les photographies de Lee Miller sont parmi les premières à révéler au grand public l’entreprise d’extermination de masse des nazis.

Le 30 avril 1945, juste après avoir photographié le camp de Dachau, Lee Miller se rend à Munich et entre dans l’appartement d’Adolf Hitler. Dans une photographie entièrement mise en scène et chargée de symboles, elle pose dans la baignoire du dictateur. Peu diffusée sur le moment, l’image est aujourd’hui considérée comme l’une des photographies les plus emblématiques de la fin du conflit mondial. Jusqu’en janvier 1946, Lee Miller photographie l’Europe et la Libération. Ces images reflètent la douleur et les privations mais également les laissés-pour-compte de la Libération, comme les femmes et les enfants. Miller confie ainsi à son éditrice : « Je préfère décrire les dégâts des villes détruites et des personnes blessées plutôt que de faire face au moral brisé et à la foi anéantie de ceux qui pensaient que “les choses allaient redevenir comme avant” ».

Les années qui suivent, Miller peine à se relever de son expérience de la guerre. La dernière section de l’exposition est consacrée à son installation à Farley Farm House (Sussex) avec Roland Penrose et leur fils Antony. Lee Miller poursuit tout d’abord ses reportages et photographies de mode pour Vogue, mais cesse peu à peu son travail commercial. Dans un cadre plus privé, elle continue à réaliser des portraits de ses proches, qui reflètent son engagement continu auprès de l'avant-garde internationale. Farley’s House, reflet du couple Miller-Penrose, devient un lieu important de rencontres artistiques au cours desquelles Lee Miller s’adonne à de nombreuses expérimentations culinaires, qui rendent souvent hommage à l’inventivité de ses amis.